De l’enfance ivoirienne aux projecteurs du football mondial, Sira Kessié raconte un parcours intime fait d’adaptation, patience, engagement et lucidité.
Petite, Sira jouait au football, traînait avec des garçons et rêvait de devenir cardiologue, influencée par son père déjà tôt.
À onze ans, elle quitte la Côte d’Ivoire, rejoint sa mère en France et découvre la solitude profonde durable silencieuse.
Six années plus tard, à dix-sept ans, Sira revient en Côte d’Ivoire, retrouve ses repères et respire enfin pleinement heureuse.
Très bien accueillie, elle se replonge rapidement dans la vie locale et tente une aventure en marketing digital professionnel audacieuse.
Cette voie ne dure pas, mais elle forge sa compréhension du monde moderne et de l’image public médiatique numérique actuel.
En 2016, à Château Rouge, elle rencontre Franck Kessié, déjà footballeur, venu rendre visite à son cousin familial proche ivoirien.
Timide au départ, Franck demande son numéro, puis parle longuement, comme s’ils se connaissaient depuis toujours déjà profondément sincèrement naturellement.
Ils échangent parfois six ou sept heures, mais Sira veut des preuves de sérieux et de patience réelle durable affective.
Franck ne se précipite pas, prend son temps, et cette lenteur rassure profondément Sira sur ses intentions respectueuses sincères solides.
Après deux ans sans contact, ils renouent via les réseaux, malgré les craintes maternelles compréhensibles légitimes familiales initiales persistantes humaines.
La mère enquête, le cousin rassure, une rencontre est organisée, et Franck convainc par son attitude calme respectueuse posée mature.
Lors du lourd quatre zéro contre la Guinée équatoriale, Sira mesure la violence émotionnelle du football populaire imprévisible brutal passionnel.
Elle comprend alors tristesse d’après-match, pression constante, absence de vacances et responsabilité permanente des joueurs professionnels exposés médiatiquement continuellement mondialement.
Aujourd’hui mère de cinq enfants, vice-présidente de la Fondation Franck Kessié, elle s’engage pour éducation et santé scolarisation solidarité durable.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
