Aux législatives de décembre 2025, l’opposition ivoirienne paie le prix de ses fractures, face à un pouvoir méthodique.
En Côte d’Ivoire, l’opposition aborde les législatives divisée, affaiblie, incapable de s’unir face à un pouvoir solidement organisé durablement.
Faute d’alliances sincères, les partis adverses se présentent en rang dispersé, facilitant la domination politique durable d’Alassane Ouattara incontestée.
Cette opposition fragmentée a souvent noué des alliances de dupes, rapidement brisées par intérêts personnels et calculs électoraux concurrents.
Le pouvoir, habile stratège, a exploité ces fissures, utilisant parfois l’influence financière pour affaiblir davantage ses adversaires politiques divisés.
Dans ce contexte, Alassane Ouattara avance presque en roue libre, bénéficiant d’une opposition incapable de parler d’une seule voix.
Les élections législatives deviennent alors un test de survie politique pour des partis minés par leurs divisions internes persistantes.
Sans unité stratégique, l’opposition peine à contester la majorité parlementaire recherchée par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie.
Cette dispersion chronique interroge l’avenir démocratique ivoirien.
Tant les alternances semblent compromises par l’éclatement oppositionnel durable, profond, coûteux politiquement.
Privée de ses figures majeures, l’opposition espère pourtant limiter l’hégémonie parlementaire du parti présidentiel samedi lors du scrutin national.
Les législatives renouvellent deux cent cinquante-cinq sièges, enjeu vital pour partis cherchant visibilité ressources institutionnelles et survie politique durable.
Le RHDP présente partout des candidats influents, renforçant une machine électorale redoutablement disciplinée face adversaires dispersés souvent désorganisés durablement.
Cette asymétrie nourrit le sentiment d’élections jouées d’avance, conséquence directe des échecs stratégiques oppositionnels répétés depuis plusieurs cycles électoraux.
Sans recomposition profonde, l’opposition risque marginalisation prolongée, laissant au pouvoir un Parlement largement acquis et peu contesté politiquement durablement.
MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
