Comment 261 000 milliards de dollars redessinent la hiérarchie financière mondiale

4 semaines

À fin 2025, la cartographie des actifs investissables révèle une domination américaine durable et des déséquilibres mondiaux persistants.

Un actif investissable désigne un bien financier facilement mobilisable, convertible rapidement en liquidités, sans perte majeure de valeur immédiate.

Les liquidités bancaires, actions cotées, obligations et fonds d’investissement constituent le cœur des actifs investissables mondiaux reconnus.

À l’inverse, l’immobilier, les véhicules ou œuvres d’art restent exclus, leur liquidité dépendant fortement du contexte économique local.

La diversification des actifs investissables demeure essentielle pour limiter les risques liés aux cycles économiques et financiers globaux.

Ces actifs conditionnent aussi la capacité d’endettement, car ils rassurent les prêteurs sur la solvabilité future des emprunteurs.

À fin 2025, le portefeuille mondial d’actifs investissables atteint 261 000 milliards de dollars, selon Goldman Sachs Investment Research.

Les actions mondiales représentent 127 900 milliards de dollars, dont près des deux tiers concentrés exclusivement aux États-Unis.

Les actions américaines totalisent 81 800 milliards de dollars, soutenues par la performance du S&P 500 technologique.

L’Asie hors Japon pèse 15 300 milliards, loin derrière, malgré des performances remarquables enregistrées récemment par l’Inde.

Les marchés européens hors Royaume-Uni totalisent 14 100 milliards, confirmant un poids relatif en recul structurel.

Les obligations mondiales atteignent 96 600 milliards de dollars, dominées par les obligations américaines et européennes.

Les États-Unis concentrent 43 % des obligations mondiales, portées par le rôle central du dollar international.

L’or représente 15 700 milliards de dollars, conservant son statut de valeur refuge dans les périodes d’incertitude globale.

Les marchés privés non cotés pèsent 13 100 milliards, traduisant l’attrait croissant pour les investissements alternatifs.

Les cryptomonnaies demeurent marginales, avec seulement 1 % du total mondial des actifs investissables globaux.

Au final, les États-Unis concentrent puissance financière, profondeur de marché et attractivité, consolidant une domination historiquement élevée.

CAMUS BOMISSO

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

DU MEME SUJET

Risque de concentration : quand la puissance des marchés devient une fragilité systémique

De la théorie économique aux données historiques du S&P 500, la concentration

Chine–États-Unis : deux empires commerciaux face à face, l’usine du monde contre la puissance numérique

À partir des données de l’OMC, cette analyse compare les trajectoires commerciales