« La Vague » entre en campagne et défie l’ordre établi à Port-Bouët

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À Port-Bouët, le mouvement indépendant La Vague a lancé sa campagne législative avec un message clair : rompre avec l’immobilisme politique et redonner la parole aux populations oubliées.

Le mouvement indépendant La Vague a officiellement donné le coup d’envoi de sa campagne électorale le samedi 20 décembre à l’Espace Nogbou. Dans une salle acquise à la cause, les candidats ont affiché une volonté assumée de bousculer les équilibres politiques traditionnels.

Entre pédagogie électorale, rappel du travail de terrain et critiques frontales contre l’inaction des partis classiques, le ton s’est fait offensif. L’objectif est clair. Convaincre que l’alternative indépendante n’est plus marginale, mais crédible et structurée.

L’ouverture de la cérémonie est restée l’affaire des suppléants FANGBE ARTHUR et ROMÉO KOUAKOU. Dans une démarche de proximité, ils ont pris le temps d’expliquer aux militants et sympathisants les mécanismes du scrutin législatif. Insistant sur l’importance du vote et de la vigilance citoyenne.

FANGBE ARTHUR s’est particulièrement illustré lors d’une séance interactive de questions-réponses. Levant les zones d’ombre sur l’organisation, le fonctionnement et la vision politique du mouvement La Vague.

ROMÉO KOUAKOU, quant à lui, a rappelé le rôle central du député à l’Assemblée nationale. Appelant les populations à refuser l’abstention, qu’il considère comme un renoncement aux droits démocratiques.

enlacer le rêve des populations oubliées

Prenant la parole, le candidat ANON OLIVIER a mis en avant la progression rapide du mouvement sur le terrain. Selon lui, La Vague n’est plus un simple courant protestataire. Mais une force politique émergente, structurée et désormais incontournable dans le débat communal. Il a insisté sur les avancées organisationnelles du mouvement, présentées comme la preuve d’une alternative sérieuse face aux blocs politiques traditionnels.

Le moment le plus marquant de la rencontre a été l’intervention du candidat ARISTIDE ORAGA.

Dans un discours sans concession, il a vivement interpellé les formations politiques ayant déjà eu des élus à Port-Bouët.

« Où étaient-ils lors des démolitions et des déguerpissements qui ont brisé nos familles ? », a-t-il lancé, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Dénonçant l’inaction des députés sortants, Aristide Oraga a rappelé que Port-Bouët compte environ dix-sept quartiers précaires, toujours sous la menace d’opérations d’urbanisme futures. Pour lui, l’élection d’un député issu de La Vague dépasse le simple enjeu politique : il s’agit d’une question de survie sociale et de défense des droits fonciers des populations.

En conclusion, les responsables du mouvement ont fixé un nouveau rendez-vous politique au samedi 27 décembre, tout en attirant l’attention des électeurs sur un détail essentiel lors du vote.

Voter La Vague, ont-ils martelé, c’est choisir le seul logo jaune sur le bulletin de vote.

FATEM CAMARA

photos:dr

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