Le 21 décembre 2025, Abidjan s’inscrit dans un tempo international. Avec La Sunday x Gasoléo, le Superkart devient l’écrin d’une soirée où se rencontrent DJs venus d’ailleurs, public cosmopolite et esthétique urbaine contemporaine.
Un espace investi comme un geste culturel
Plus qu’un simple lieu, on envisage le Superkart comme une matière à habiter. Ouvert, brut, modulable, il accueille une scénographie pensée pour laisser circuler les corps, les sons et les regards. Deux scènes s’y déploient, proposant deux lectures musicales distinctes mais complémentaires, dans une logique de dialogue plutôt que de rupture.
La programmation rassemble douze DJs internationaux, venus notamment d’Afrique du Sud, de Paris et de Genève. Une sélection exigeante, reflet d’une scène électronique globale où l’afro-house, l’amapiano et les textures deep s’entrelacent sans effet de mode. La musique devient langage commun, terrain d’échange entre artistes et public.

Le temps comme matériau, du jour à la nuit
La Sunday x Gasoléo revendique une autre manière de faire la fête : commencer tôt, à 17 heures, et laisser le temps faire son œuvre. Le sunset en constitue le point d’équilibre, ce moment fragile où la lumière décline et où la soirée prend forme, progressivement.
La diffusion sur écran géant du match d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations s’inscrit naturellement dans cette narration du temps. Elle prolonge l’expérience collective, crée un rythme partagé avant que la musique ne reprenne pleinement ses droits. Ici, l’événement ne s’impose pas, il s’installe..

Une esthétique de la mesure et du partage
Bars, cocktails, propositions culinaires et lives surprises complètent l’expérience sans jamais la surcharger. La Sunday x Gasoléo privilégie l’équilibre à l’excès, la qualité à l’accumulation. Le public — amateurs de musique, créatifs, curieux — vient autant pour écouter que pour être là, dans un espace où la fête devient une forme d’art de vivre.

En s’installant au Superkart pour cette édition de fin d’année, La Sunday confirme sa singularité. Celle d’un événement rare, pensé comme une parenthèse culturelle. Capable de traduire l’énergie d’Abidjan dans un langage contemporain, ouvert et résolument international.
Jean-Christ Amblard
Pouvoirs Magazine
