6 novembre: Cissé Djebroulaye est parti

1 mois

Ce 6 novembre 2025 marque le quatrième anniversaire du rappel à Dieu de l’Imam Cissé Djebroulaye, éminent guide religieux, ancien diplomate. 

Directeur des relations extérieures du Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques (COSIM), et membre éminent de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains.

Quatre ans après sa disparition, la Côte d’Ivoire, la communauté musulmane et tous ceux qui l’ont connu se souviennent d’un homme de foi, de dialogue et d’une rare humilité.

Il est des êtres dont la disparition ne fait point taire la présence ; au contraire, elle la rend plus subtile, plus diffuse, comme un parfum discret qui continue d’habiter la mémoire de ceux qu’ils ont touchés. L’Imam Cissé Djebroulaye appartient à cette lignée d’hommes que la mort ne parvient pas à effacer, car leur existence fut un pont entre les âmes, un souffle de paix et de savoir dans un monde souvent troublé.

Le 6 novembre 2021, dans le calme d’une nuit que la lune baignait de sa lumière apaisante, le destin rappelait à Allah cet homme de foi et de service, alors qu’il exerçait encore avec dévouement ses fonctions de responsable des relations extérieures du COSIM et de membre de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains en Côte d’Ivoire. Sa voix, qui avait tant plaidé pour le dialogue, la tolérance et l’unité, s’est tue ce soir-là.

Mais pour mieux résonner depuis l’éternité.

Diplomate avant tout dans l’âme, l’Imam Cissé fut un artisan du rapprochement entre les peuples, un bâtisseur de passerelles entre les cultures et les confessions. Sous sa parole douce, ferme et mesurée, se devinait une intelligence du cœur, une conscience aiguë que la foi véritable ne se proclame pas seulement, mais se vit dans la bonté, la patience et le respect de l’autre.

Son inhumation, le 9 novembre 2021, dans sa terre natale à Odienné, fut empreinte d’une émotion silencieuse et d’une ferveur digne des grands serviteurs de Dieu. La prière mortuaire, célébrée à la grande mosquée de la ville, rassembla les membres du COSIM, des guides religieux venus de divers horizons, et une foule de fidèles venus, les larmes aux yeux, confier à la terre un homme que tous appelaient “le conciliateur”, tant il savait apaiser les discordes par la simple lumière de sa présence.

Aujourd’hui, en ce 6 novembre 2025, quatre années se sont écoulées depuis ce départ, mais le souvenir de l’Imam Cissé demeure vivace. Dans les mosquées, dans les cercles d’étude, dans les cœurs de ceux qui l’ont entendu prêcher la paix, son nom continue d’être prononcé avec respect et tendresse.
La Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains, à laquelle il apporta une contribution précieuse, garde encore l’empreinte de son engagement sincère.

Tout comme le COSIM, où son héritage spirituel se perpétue dans les actions de ceux qu’il a inspirés.

Et tandis que le temps poursuit sa course implacable, il est réconfortant de se rappeler ces versets que l’Imam aimait tant évoquer :

« Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons. »

Qu’Allah, dans Son infinie Miséricorde, accorde à Imam Cissé Djebroulaye la paix éternelle, le repos dans les jardins du Paradis, et qu’Il bénisse ceux qui, aujourd’hui encore, s’efforcent de faire vivre son message d’unité et de fraternité.

Son souvenir, comme une douce lumière, continue d’illuminer les âmes qu’il a guidées — et dans le silence de la prière, son nom demeure une invocation paisible, un écho de sagesse et d’amour pour la paix.

HARON LESLIE

photo:dr

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