Dans une sortie récente aussi inattendue que lyrique, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh, a livré un véritable éloge d’Alassane Ouattara, flirtant parfois avec l’adoration.
Entre reconnaissance pour la stabilité du pays et déclarations presque sentimentales, il salue la gouvernance du chef de l’État et évoque, avec une dévotion rare, l’idée d’un successeur « choisi par Dieu ». Décryptage d’un discours où le politique semble céder la place au fidèle… ou au poète.
« Beaucoup de gens espèrent faire partie de la demi-douzaine. Les gens spéculent sur cette demi-douzaine, mais personne ne la connaît. Le président Ouattara est seul, avec Dieu, à la connaître.
Choisir un successeur n’est jamais facile. Surtout quand on porte un bilan comme celui de Monsieur Ouattara. Un tel bilan, il faut le préserver.
Le président Houphouët-Boigny espérait qu’un jour quelqu’un puisse creuser les sillons qu’il avait ouverts et faire mieux que lui. À mes yeux, il l’a trouvé, a posteriori, en la personne d’Alassane Ouattara. Pour moi, c’est lui le véritable héritier de l’houphouëtisme.
Si le président Ouattara n’avait pas eu la capacité de nous offrir le cadeau le plus précieux — la paix, la sécurité des biens et des personnes — nous ne parlerions même pas de bilan.
Il y a un bilan parce qu’il a su maintenir la sécurité. Et il l’a fait, non pas parce qu’il n’y a pas eu de tentatives de déstabilisation, de velléités de rébellion ou de coups d’État — il y en a eu autant, sinon plus, que sous les régimes précédents.
Mais il a eu cette capacité, par le renseignement, par l’écoute, par la vigilance et par la formation de nos forces de défense et de sécurité, de juguler toutes ces menaces. Et c’est cela aussi, être un chef.
Oui, le président Ouattara peut paraître austère, sévère, il ne sourit pas souvent… Mais il est en réalité charmant, presque affectueux, drôle même. Il m’a séduit.
Je l’aime. »
propos retranscrits par
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

