Les Ivoiriens se retrouvent à nouveau à la croisée des chemins. Ils doivent encore se déterminer entre deux choix cornéliens :
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L’affrontement électoral, qui concerne les huit millions d’électeurs ;
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La confrontation politique, qui implique, de gré ou de force, les quelque trente millions d’habitants du pays.
Depuis la réinstauration du multipartisme en 1990 — il y a 35 ans — l’élection présidentielle a toujours été placée sous haute tension, opposant deux camps aux intérêts divergents. On assiste alors au triste spectacle des casses d’urnes, des saccages de bureaux de vote, des tueries, des déplacements de population, etc.
Les boycotts actifs, les désobéissances civiles, les règles du jeu controversées, les guerres pré- et post-électorales — avec tous leurs dégâts, aussi bien humains que matériels — laissent de marbre des dirigeants politiques déterminés à en découdre, sans compromis ni concessions.
Le pays ne guérit donc pas de cette malédiction, au point que tout scrutin présidentiel, comme celui du 25 octobre 2025, devient un pari risqué, un rendez-vous avec l’inconnu. Les départs à l’étranger ont d’ailleurs déjà commencé, pour se mettre à l’abri.
Car autant le chef de l’État semble indéboulonnable, autant ce pacte avec le diable demeure incassable.
Pour le malheur du pays, et de ses habitants.
F. M. Bally
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

