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Victime des pluies diluviennes tombées début septembre, le célèbre pont de lianes de Lieupleu a été emporté par les eaux du fleuve Cavally.

Les populations locales, désemparées, appellent les autorités à une action rapide pour restaurer ce patrimoine historique et vital pour l’accès aux plantations.

Les 5 et 6 septembre 2025, des pluies torrentielles se sont abattues sur le département de Danané, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Ces intempéries ont provoqué une montée spectaculaire du fleuve Cavally. Causant de nombreux dégâts dans la région. L’un des plus marquants est sans conteste la destruction du pont de lianes de Lieupleu. Un ouvrage ancestral emblématique du patrimoine local.

Autrefois attraction touristique majeure et fierté culturelle du peuple Yacouba, ce pont n’existe désormais plus que dans les souvenirs. Les eaux ont tout emporté.

Ce pont, entièrement construit à la main à partir de lianes et de matériaux naturels, servait de lien symbolique entre les générations. Mais aussi de passage essentiel pour les habitants des villages de Lieupleu et Douepleu. Il permettait aux populations de rejoindre leurs plantations situées de l’autre côté du fleuve.

Avec la crue du Cavally, ce pont, fruit de l’ingéniosité de nos ancêtres, a été entièrement arraché.

Seules les deux grandes cordes qui le soutenaient sont encore visibles.

Les habitants se retrouvent désormais coupés de leurs terres agricoles. Source principale de subsistance pour la majorité d’entre eux.

Au-delà de son rôle utilitaire, le pont de lianes de Lieupleu représentait un symbole fort du tourisme local. Et attirait chaque année de nombreux visiteurs, curieux d’admirer cette œuvre traditionnelle suspendue au-dessus du fleuve.

Face à cette situation critique, les populations lancent un appel pressant au gouvernement et aux partenaires techniques pour la reconstruction rapide du pont. En attendant, les autorités locales ont exhorté les riverains à s’éloigner des zones à risque et à suivre les consignes de sécurité pour éviter d’éventuels drames supplémentaires.

La perte de ce joyau culturel et utilitaire soulève à nouveau la question de la vulnérabilité des infrastructures traditionnelles face aux aléas climatiques, de plus en plus fréquents et violents dans la région.

FATEM CAMARA (stagiaire)

photo:dr

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