À Yamoussoukro, lors des 10 ans du Cojep, Charles Blé Goudé a plaidé pour une opposition unie, une élection apaisée et des réformes institutionnelles profondes.
Il privilégie le dialogue et appelle au dépassement des égos pour préserver la paix en 2025.
Charles Blé Goudé soutient l’idée d’une alternance politique par l’opposition, sans nécessairement revendiquer pour lui la candidature présidentielle.
Il insiste sur la pluralité des candidatures opposantes, tout en œuvrant pour une coalition solide capable de remporter les élections.
Il s’est exprimé samedi 30 août 2025 à Yamoussoukro, lors de la célébration des dix ans du Cojep.
Cette commémoration a réuni des milliers de militants venus des quatre coins du pays pour écouter leur leader politique et panafricain.
Pour Blé Goudé, l’objectif premier reste la victoire électorale de l’opposition, mais sans violence ni affrontements entre frères ivoiriens.
Il a réaffirmé sa volonté de s’engager aux côtés d’autres leaders comme Simone Gbagbo, Assalé Tiémoko ou Vincent Toh Bi.
« Je ne combats pas par la force physique, mais par les idées », a-t-il martelé devant une foule attentive et mobilisée.
Il a rappelé avoir déjà utilisé cette philosophie pacifique durant les périodes troubles de 2004 et 2007 en Côte d’Ivoire.
Pour lui, l’histoire du pays impose désormais une voie nouvelle : celle du dialogue politique entre toutes les composantes de la nation.
Il affirme avoir choisi de dialoguer avec le RHDP, sans pour autant s’y rallier ni trahir ses propres convictions politiques.
La coalition CAP, dont fait partie le Cojep, a rencontré le parti au pouvoir afin de construire un espace de discussion.
Selon Blé Goudé, le ministère de l’Intérieur pourrait bientôt convoquer une nouvelle phase de dialogue politique post-vacances gouvernementales.
Son ambition : éviter que les élections de 2025 ne replongent les Ivoiriens dans la peur, la haine ou le traumatisme politique.
Il souhaite voir tous les partis s’asseoir à une même table pour trouver des solutions durables à la crise de confiance démocratique.
« Quand l’avenir du pays est en jeu, mon ego s’efface », a-t-il affirmé, ému, devant les militants et invités présents.
Il promet d’utiliser son influence pour désamorcer toute forme de violence et privilégier des campagnes électorales dignes et pacifiques.
À ses yeux, seule une opposition unie peut faire émerger une véritable alternative crédible face au pouvoir en place actuellement.
Il réfute cependant l’idée que seule l’unité garantit la victoire.
Appelant à la mobilisation de chaque camp et leader engagé.
Sur le plan institutionnel, Blé Goudé défend des réformes majeures : suppression du Sénat, vice-présidence et réforme de la CEI.
Il souhaite également que le président du Conseil constitutionnel ne soit plus nommé. Mais élu par ses pairs, pour garantir l’indépendance.
Concernant la santé, il veut un système totalement autonome. Plus aucun Ivoirien n’aurait besoin d’aller se faire soigner ailleurs.
Il promet un investissement technologique massif. Pour hisser les hôpitaux ivoiriens au rang des systèmes médicaux les plus performants mondiaux.
Pour mémoire, le Cojep est né le 15 août 2015 à Grand-Alépé. Sur les cendres d’une jeunesse ivoirienne en quête d’équité.
Dix ans plus tard, ce parti continue de porter les idéaux de paix, de justice sociale et d’un panafricanisme assumé.
Les festivités du 10e anniversaire se sont déroulées sur trois jours, entre panels, discours et rassemblements de militants venus de loin.
FATEM CAMARA (stagiaire)
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

