Des enseignants en instance d’être chassés.

12 mois

Dans plusieurs villages de Daloa, des biens appartenant à l’État sont illégalement morcelés et vendus, avec la complicité locale.

Ce phénomène, aux conséquences graves, menace la stabilité sociale et la rentrée scolaire à SAPIA.

Un phénomène inquiétant prend de l’ampleur à Daloa : des terres publiques sont vendues par des individus se prétendant propriétaires.

Ces espaces, pourtant cédés légalement à l’État ivoirien, abritent aujourd’hui des infrastructures publiques importantes, comme des écoles ou logements.

Cependant, des personnes extérieures, soutenues localement, morcellent illégalement ces terrains et les vendent à des acheteurs privés bien informés.

À SAPIA, ancien village devenu quartier de Daloa, ce trafic foncier est facilité par des autorités locales peu scrupuleuses.

Depuis 2018, plusieurs chefs ont activement soutenu ces ventes, avec l’appui du président du COGES depuis l’année 2022.

Ils ont permis le lotissement de la cour des enseignants, pourtant destinée aux logements du personnel éducatif en service.

L’aire de jeux des élèves a également été morcelée puis vendue à des particuliers, sans aucune procédure administrative légale.

Certains de ces terrains appartiennent désormais, semble-t-il, à des autorités influentes de la ville de Daloa elles-mêmes.

Ces nouveaux acquéreurs menacent aujourd’hui de déguerpir les enseignants pour « mettre en valeur » leur prétendue propriété achetée.

Cette menace arrive alors même que débute l’année scolaire 2025-2026, créant un climat d’inquiétude et de colère.

Ces actions posent une question centrale : l’État a-t-il perdu tout droit sur ses propres domaines occupés légalement ?

Des biens publics sont bafoués sans réaction ferme des autorités compétentes concernées.

Face à cette situation, un silence prolongé pourrait provoquer de graves tensions au sein des communautés villageoises affectées.

Les villages risquent de s’enflammer nul n’intervient pas rapidement pour restaurer l’ordre et le respect du droit.

Il devient donc urgent de clarifier la légitimité de ces ventes et de sanctionner les actes de complicité évidents.

Les infrastructures publiques ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel des intérêts privés ou de complicités douteuses locales.

Les enseignants menacés doivent être protégés, et leur lieu de vie sécurisé pour garantir une rentrée scolaire normale.

Cette vague d’appropriations est illégales et dangereuses pour la paix sociale.

FATEM CAMARA (stagiaire)

photo:dr

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