Lida Kouassi arrêté. Voici ce dont il est accusé

7 mois

Lida Kouassi et Koné Boubacar, deux figures du PPA-CI, sont en garde à vue. On les soupçonne d’implication dans les troubles de Yopougon.

Tandis que l’enquête avance, le silence du parti intrigue et alimente les spéculations.

La nuit du 1er au 2 août, un bus SOTRA brûle. On endommage un véhicule de police à Yopougon.
Dans les jours qui suivent, on ouvre une enquête pour déterminer les responsables de ces actes violents et très médiatisés.
Rapidement, les regards se tournent vers des membres influents du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Le 9 août, après de longues heures d’interrogatoire, on retient deux figures politiques. On les place à la préfecture de police d’Abidjan.


Il s’agit de Lida Kouassi, ancien ministre de la Défense, et de Koné Boubacar, ex-directeur du protocole présidentiel.
Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir coordonné les violences de Yopougon. Allant au-delà d’un simple rôle passif ou idéologique.
Des sources évoquent même une « mise en mission » de jeunes exécutants par Koné Boubacar, selon des déclarations croisées.
Quant à Lida Kouassi, son nom aurait été cité par un autre militant arrêté, Éric Kogo, comme figure de l’organisation.

La police pense être face à un plan structuré, conçu bien en amont, et non à un débordement spontané de militants.
L’affaire prend une tournure plus grave encore avec les propos xénophobes attribués à Lida Kouassi lors d’un récent meeting.
Selon les enquêteurs, il aurait affirmé que « police, gendarmerie et justice ivoiriennes seraient truffées d’étrangers infiltrés ».


La justice cherche à établir si ces déclarations ont pu provoquer, encourager ou légitimer les violences survenues début août.


Pour la police, ces paroles publiques pourraient avoir enflammé un climat déjà fragile. Et attisé un sentiment de rejet dangereux.
Maître Sylvain Tapi Dakouri, leur avocat, confirme qu’on accuse e ses clients d’avoir instigué ces actes de violence politique.
Le sort des deux cadres du PPA-CI pourrait se décider dans les prochaines heures, devant un juge d’instruction compétent.
Il s’agira de choisir entre une libération sous contrôle judiciaire ou un placement sous mandat de dépôt immédiat.


Cette affaire tombe dans un contexte national tendu. Chaque arrestation politique provoque une onde de choc dans l’opinion.
Le PPA-CI, jusque-là silencieux, annonce une conférence de presse imminente au siège du parti à la Riviera Bonoumin.
Cette intervention sera décisive pour la suite : appel au calme, démenti stratégique ou attaque frontale contre les autorités ?
Pendant ce temps, les partisans des deux hommes retiennent leur souffle. Et dénoncent un « acharnement politique déguisé en procédure judiciaire».
L’enquête suit son cours. Mais les enjeux dépassent désormais la simple question de responsabilités dans les violences de rue.

JULIEN BOUABRE

photo:dr

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