À la mémoire d’un grand milieu de terrain, disparu un 31 juillet. Le 31 juillet 2006, la Côte d’Ivoire perdait l’un de ses plus grands talents du football : Pascal Miézan Aka.
Né le 3 avril 1959 à Gagnoa, il s’éteignait à seulement 47 ans à Abidjan, laissant derrière lui un vide immense.
Milieu de terrain élégant, technique et travailleur, Pascal Miézan a marqué toute une génération de supporters et de jeunes joueurs.
Sa carrière débute très tôt avec Africa Sports d’Abidjan, club emblématique où il restera une véritable légende vivante.
De 1975 à 1985, puis de 1986 à 1993, il a porté les couleurs d’Africa avec fierté, constance et loyauté sportive.
Entre-temps, il a eu une parenthèse européenne avec Lierse SK en Belgique, jouant 26 matchs et inscrivant 2 buts.
Mais c’est surtout avec Africa Sports qu’il a forgé sa légende, guidant le club à travers ses plus belles heures.
Sur le terrain, il formait avec Zahui Madou Laurent, du Stade d’Abidjan, un duo admiré dans tout le pays.
Ce tandem, surnommé par certains « la perle du football ivoirien », symbolisait l’intelligence de jeu et l’élégance technique.
De 1977 à 1990, Pascal Miézan a aussi été un cadre de la sélection nationale, représentant fièrement les Éléphants.
Sa vision du jeu, sa capacité à distribuer proprement le ballon et son calme faisaient de lui un leader naturel.
Reconnu au-delà des frontières ivoiriennes, il a été nommé en 2006 par la CAF parmi les 200 meilleurs footballeurs africains.
Ce choix posthume prouve à quel point son talent était respecté sur tout le continent, malgré une carrière restée relativement discrète.
Sa disparition en 2006 a laissé la famille du football ivoirien dans une profonde tristesse, tant il incarnait l’excellence locale.
Aujourd’hui, 31 juillet 2025, dix-neuf ans après sa mort, son souvenir reste vif dans le cœur des passionnés de ballon rond.
Rendons hommage à un homme simple, un joueur élégant, un Ivoirien fier, un sportif qui a honoré son maillot toute sa vie.
Pascal Miézan ne jouera plus, mais son nom résonne encore dans les stades, les rues d’Abidjan, et les cœurs ivoiriens.
Que cette date soit chaque année une occasion de saluer la mémoire d’un maître du milieu de terrain africain.
DESIRE THEA
photo:dr
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