Les formations -en Afrique- des administrateurs met en lumière une nouvelle exigence panafricaine : gouverner autrement.
Tout porte à penser qu’il faut professionnaliser les pratiques de gouvernance africaines.
Les dirigeants présents plaident pour des administrateurs solides, conscients de leurs responsabilités et formés aux standards modernes sans céder l’identité. Que ce soit au Gabon, en Côte d’Ivoire…
Henri-Claude Oyima, président de la FEG, nommé au poste de super-ministre de l’Économie, perturbe sa succession. A la tête de BGFIBank et à celle de IGA.
Beaucoup compte sur lui pour un leadership collectif équilibré, centré sur la cohérence des réunions et la clarté des responsabilités déléguées.
Pour lui, les administrateurs devaient conjuguer technicité, éthique et discernement. Afin d’orienter les décisions dans l’intérêt global de l’entreprise.
Le Conseil ne doit pas seulement délibérer mais anticiper, évaluer, contrôler, dans le respect des textes portés par l’espace OHADA.
Loin d’un formalisme creux, cette gouvernance nouvelle s’ancre dans des réalités africaines et valorise la transparence comme levier de croissance.
Mais rien ne s’est fait sans l’Inadci.
Exemple: la co-élaboration d’un Code africain de gouvernance avec la FEG et l’Institut ivoirien des administrateurs (INAD CI).
Cette coopération Sud-Sud marque un tournant : l’Afrique écrit ses propres normes, à partir de ses contextes et ses contraintes.
La seconde innovation intègre la transformation numérique et l’intelligence artificielle, deux défis inévitables pour tout administrateur contemporain engagé.
Former ne suffit plus, il faut anticiper ensemble les mutations du continent, et créer des synergies entre institutions africaines responsables.
JM AHOUSSY
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

