Présidentielle 2025 : quand l’impartialité devient un impératif républicain au cœur du Haut Sassandra
Alors que la présidentielle ivoirienne approche, la Commission électorale indépendante intensifie ses rappels à l’ordre. Neutralité stricte exigée. Dans une région politiquement sensible, la CEI prévient : aucun écart ne sera toléré. L’enjeu : restaurer la confiance populaire dans une élection déjà sous tension.
Dans une Côte d’Ivoire que des exclusions électorales marquent, la neutralité des institutions devient une urgence démocratique incontournable.
Lors d’une formation à Daloa, le 17 juillet 2025, on a préparé huit commissions locales à leurs missions.
Le commissaire central de la CEI, Traoré Méfoua, a rappelé fermement le rôle apolitique que doit jouer chaque commissaire.
« Notre Commission ne vote pas, elle ne choisit pas ; elle proclame des résultats issus d’un processus strictement réglementé. »
Il a invité les commissaires à rester équidistants de toutes sensibilités politiques pour garantir la sérénité de l’échéance électorale prochaine.
Le scrutin présidentiel est fixé au 25 octobre 2025, dans un climat national marqué par des tensions croissantes et contestations vives.
Plusieurs figures de l’opposition ne sont pas sur la liste électorale. Leurs partisans dénoncent un processus biaisé dès le départ.
Méfoua a demandé à chaque acteur électoral de s’en tenir strictement aux textes en vigueur, sans interprétation personnelle aucune.
Il a aussi mis en garde contre les dérapages locaux susceptibles d’alimenter la défiance ou d’attiser les tensions préélectorales.
Face à la presse locale, il a insisté sur l’importance d’une participation civique responsable et informée. Dans le respect des lois.
Cette sortie de la CEI vise à prévenir tout soupçon d’alignement partisan dans une région longtemps qu’on considère comme électoralement stratégique.
La méfiance populaire reste vive : pour y répondre, seule la rigueur procédurale peut encore offrir des gages de légitimité républicaine.
Traoré Méfoua n’a pas mâché ses mots : « Aucun commissaire ne doit trahir le mandat républicain dont il est dépositaire. »
Les huit nouvelles commissions locales devront, dès leur installation, démontrer par les actes leur attachement au principe d’impartialité absolue.
En période électorale, l’exemplarité des institutions n’est pas une option politique. Mais une exigence démocratique de premier ordre.
Le Haut Sassandra, par son poids électoral, représente un baromètre de la transparence à venir dans ce scrutin décisif.
Le succès du processus électoral ivoirien dépendra aussi de la rigueur des hommes et femmes chargés d’en encadrer l’application.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

