Le président d’Alternative Nouvelle Génération, Dr Ousmane Camara, soulève une question troublante. Pourquoi l’exigence constitutionnelle d’éligibilité s’applique t elle uniquement à certains candidats ?
Une intervention qui impose révision démocratique profonde.
Dr Ousmane Camara affirme que la nationalité ne doit pas être un instrument partisan, mais un critère appliqué équitablement à tous.
Pour lui, l’article 48 oblige la transparence, insistant sur l’obligation d’évaluer aussi bien Thiam que Ouattara selon les mêmes critères.
Il s’interroge ouvertement : si Thiam est soumis au contrôle, pourquoi Ouattara serait-il exempté de la même rigueur institutionnelle ?
Camara rappelle que plusieurs membres du RHDP demandent la clarification de la nationalité du président avant toute nouvelle élection.
Il souligne que Mamadou Touré lui-même a reconnu que ce contrôle devrait s’appliquer à tous les candidats de manière impartiale.
Le débat dépasse le simple cas Thiam : il remet en cause l’autorité de l’ensemble du cadre électoral ivoirien.
Il cite Laurent Gbagbo pour rappeler que toute faveur constitutionnelle accordée devient ensuite une brèche exploitée par le pouvoir.
Camara appelle les partis politiques à s’unir pour exiger de Ouattara la preuve tangible de sa renonciation au Burkina Faso.
Il défend l’idée que seule une documentation publique fiable ramènera la confiance durable des Ivoiriens dans le processus électoral.
Les partis de l’opposition, dit-il, doivent cesser les débats individuels et travailler ensemble pour rétablir l’équilibre électoral national.
Pour Camara le président de « alternative nouvelle génération » demander à Ouattara d’éclaircir son parcours juridique est une condition nécessaire à la crédibilité du prochain scrutin.
Le Dr Camara conclut que tant que la nationalité ne sera pas clarifiée pour tous, chaque élection portera les germes de désordre.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
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