La grippe aviaire H5N1 refait surface en Amérique du Nord, inquiétant les communautés africaines au Canada et aux États-Unis.
Le virus semble proche de devenir transmissible entre humains, ce qui pourrait mener à une crise sanitaire mondiale.
Les scientifiques surveillent la situation de près, bien qu’ils ne parlent pas encore de pandémie imminente, mais de risques accrus.
Depuis le début de l’année, la grippe aviaire se propage rapidement parmi les élevages de volailles aux États-Unis et au Canada.
Cinquante-huit personnes testées positives au H5N1, dont des travailleurs agricoles et un enfant, mais aucun cas humain n’est encore généralisé.
Bien que le H5N1 ait contaminé plusieurs humains depuis vingt ans, il ne s’est jamais transmis entre individus jusqu’à présent.
Les chercheurs craignent que le virus mute en circulant parmi les oiseaux et les mammifères, facilitant sa propagation.
Plus le virus circule longtemps à des niveaux élevés, plus il peut subir des mutations qui le rendent plus contagieux.
Une nouvelle alerte a été lancée en novembre, suite à un cas de contamination d’un adolescent au Canada, sans origine claire.
Le virus infectant cet adolescent présente des mutations qui pourraient le rendre plus apte à infecter des cellules humaines.
Bien que les contacts de ce jeune patient n’aient pas de conatgion, les scientifiques restent vigilants face à ces mutations.
On a hospitalisé l’adolescent dans un état critique, un signe inquiétant que le virus pourrait atteindre plus facilement les voies respiratoires humaines.
Les experts estiment que ce virus pourrait rapidement devenir une menace.
Plus grave si sa transmission entre humains devient possible.
L’immunologiste Scott Hensley appelle à ne pas paniquer, mais à prendre des mesures pour réduire les risques de propagation.
Des précautions sont mises en place aux États-Unis, comme le port du masque par les travailleurs agricoles exposés au virus.
Les scientifiques surveillent aussi le risque de co-infection entre le H5N1 et d’autres virus. Notamment la grippe porcine et humaine.
Si un mélange se produit, le virus pourrait devenir beaucoup plus contagieux, augmentant ainsi le risque de pandémie.
La crainte est qu’un virus hybride puisse surgir du jour au lendemain, contre lequel la population ne serait pas préparée.
Ce scénario, similaire à celui de la pandémie H1N1 de 2009, reste la principale inquiétude des experts en santé publique.
Le concept de « One Health », qui relie la santé humaine, animale et environnementale, souligne l’importance de contrôler la propagation chez les animaux.
Les autorités sanitaires, comme Brigitte Autran, mettent en garde contre le risque spécifique de transmission via les porcs.
Aux États-Unis, un porc testé positif au H5N1 en octobre marque un tournant, car cela ne s’était jamais produit auparavant.
Les communautés africaines, particulièrement vulnérables, doivent connaître les risques croissants liés à la grippe aviaire en Amérique du Nord.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
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