Didi B, un artiste aujourd’hui incontournable, a radicalement transformé sa vision de la musique au fil du temps.
Selon lui, il n’existe pas de musique sérieuse, et il estime que les anciens, comme Alpha Blondy, Meiway, ou d’autres figures de la scène, ont eux aussi chanté des « conneries », mais ces chansons ont marqué une époque. Didi B explique qu’il ne faut pas se figer dans une posture et qu’il est important de se réinventer. « Avant nous, des gens ont chanté des bêtises comme Kpêtou et Maribelle, » affirme-t-il.
Pour Didi B, la musique a évolué avec des genres comme le coupé-décalé, et il pense qu’il faut être fier de cette évolution. Selon lui, personne n’a fait de choses « sérieuses » après l’apparition de ce style. Mais la chorégraphie qui accompagne ce mouvement rend la musique exportable à l’international.
Didi B souligne qu’il s’inspire également des anciens, comme Arafat et Debordo, des figures majeures du coupé-décalé, pour développer son propre style unique.
« Ce n’est qu’aujourd’hui que l’on me reconnaît à ma juste valeur », déclare-t-il avec fierté, affirmant ainsi sa légitimité en tant qu’artiste. Il ajoute fermement : « Je ne suis pas le bon petit de Booba », exprimant son indépendance et sa volonté de se forger une identité propre, loin des étiquettes ou des influences extérieures.
Didi B incarne la métamorphose d’un artiste qui, tout en honorant ses racines, revendique sa place dans le monde musical moderne.
HARON LESLIE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

