Le verdict est tombé : l’attiéké est désormais inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Une grande fierté ! Cette victoire nous invite à éviter les erreurs de Grand-Bassam, également inscrit, mais négligé et insalubre. Une fois inscrit au patrimoine, il est essentiel d’exploiter ce statut pour enrichir les populations.
Les populations Ebrié, Alladjan et Adjoukrou, producteurs d’attiéké, doivent profiter de cette reconnaissance pour améliorer leur vie. L’exploitation abusive du manioc menace de provoquer une pénurie, ce qui devrait inciter à une gestion plus responsable.
L’attiéké devient ainsi une véritable devise économique.
Il est essentiel de se méfier des imitations asiatiques qui proposent des copies peu qualitatives.
Mais qui parviennent à grignoter les marges bénéficiaires des Ivoiriens.
L’attiéké, plat incontournable des repas ivoiriens, représente bien plus qu’un simple aliment. Il est le reflet d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération, notamment par les femmes des communautés lagunaires.
Ce plat est également un symbole de partage et d’identité nationale.
Le Conseil des ministres a annoncé l’inscription du savoir-faire ivoirien lié à l’attiéké le 5 décembre 2024.
L’attiéké est plus qu’un plat ivoirien : il est le reflet d’une tradition vivante, transmise de génération en génération. Cette inscription à l’UNESCO ouvre de nouvelles opportunités pour promouvoir notre culture et nos savoir-faire. Elle marque une étape importante pour la Côte d’Ivoire sur la scène culturelle internationale.
Grâce à cette reconnaissance, nous devons protéger et transmettre ce patrimoine unique aux futures générations. Cette inscription n’est pas seulement une fierté nationale, mais aussi une invitation à redécouvrir notre patrimoine culinaire.
JM AHOUSSY
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

