Dr Sako, militant Pdci invite à continuer à croire en une Côte d’Ivoire meilleure
Je parcours les images d’écoles de fortune dans des centaines de villages, d’enfants avides de savoir. Mais privés de toute chance de monter dans l’ascenseur social, de centres de santé réduits à des mouroirs, de maquis de Yopougon bondés de quadragénaires surdiplômés, de bitumes inaugurés qui se dégradent aussitôt, de routes où chaque alvéole est une menace de mort pour les usagers… 😭😭😱.
Je vois des hommes, des femmes, des enfants déguerpis, trouvant refuge à l’ombre des arbres dans les cimetières.
J’envie les nuits festives et les Balthazarades torrides d’Assinie et de l’île Boulay.
J’entends les chants et les odes à l’homme des solutions, de la rupture (😱), celui qui bat tous les records élogieux de rattrapage 😱😱😭😭, le grand bâtisseur de routes biodégradables, d’hôpitaux sans matériel, d’écoles sans table-bancs, de tours et de ponts, celui qui nous a fait découvrir l’ingratitude des Sud-Coréens 😱😱😱😭 !
Face à tout cela, une profonde tristesse m’envahit, accompagnée d’une immense déception pour la gouvernance actuelle de la Côte d’Ivoire, en écho aux injustices et aux souffrances dépeintes dans Pleure, ô pays bien-aimé.
Et je me demande : comment peut-on se sentir si mal et si malheureux dans son propre pays ? 🤔🤔😱😱
Le roman d’Alan Paton, bien qu’ancré dans le contexte de l’apartheid en Afrique du Sud, résonne avec les réalités actuelles de mon pays, divisé et malmené dans toutes ses dimensions : vie sociale, éducation, santé, emploi, jeunesse, économie, cohésion… avec une gouvernance qui manque de vertu, de rigueur, de charité, et surtout d’humanité.
En 2025, le PDCI se retrouvera face à son propre destin, tout comme face au destin de la Côte d’Ivoire ! Ce sera un défi et une opportunité historique pour ce parti de répondre à l’appel d’une gouvernance plus éthique et plus humaine, afin que chaque citoyen puisse vivre dans la dignité. Ce n’est pas gagné d’avance !
Je sais que mon aspiration à une gouvernance simplement humaine est partagée par cette majorité silencieuse d’Ivoiriens que nous devons réveiller de la torpeur et de la peur. C’est là aussi la mission du leadership politique.
Cette torpeur, observée lors de la récente opération de révision de la liste électorale, n’atténue en rien les attentes légitimes des Ivoiriens envers ceux qui brigueront le pouvoir en 2025, car seule une gouvernance éclairée peut transformer positivement leurs vies.
En cela, je pense à notre regretté Félix Houphouët-Boigny, dont l’exemple doit être notre boussole.
La citation extraite de Pleure, ô pays bien-aimé — « Il n’est rien de plus tragique dans la vie que de trouver l’espoir là où il n’y en a plus » — me semble résonner particulièrement avec notre époque. Elle évoque notre devoir de résilience, cette force qui nous pousse à avancer malgré les obstacles et qui est le moteur des changements les plus improbables et des réussites les plus heureuses.
Oui, malgré tout, il est essentiel de garder cet espoir vivant, car c’est lui qui nous pousse à exiger des comptes, à agir pour le changement, et à croire en une Côte d’Ivoire meilleure.
Que ce soit par le dialogue, les réflexions critiques ou l’engagement personnel, chaque action compte dans la quête de ce pays bien-aimé pour lequel nous rêvons d’un avenir plus juste et plus humain.
Dr F. Sako
Simple militant PDCI
POUVOIRS MAGAZINE

