Pdci: la trop grosse faute de Billon

2 ans

Jean-Louis Billon : Une Critique Maladroite au Sein du PDCI

Jean-Louis Billon, ancien président du PDCI-RDA, a récemment fait une sortie controversée dans un journal pro-gouvernemental. Il attaqué le président de son propre parti.

Il lui reproche un laxisme, un manque d’expérience et une illégitimité. Cette démarche soulève des interrogations, car même si le combat de Billon peut sembler juste, sa manière de l’aborder apparaît problématique.

Son appel à une démocratie revitalisée fait écho à l’histoire tumultueuse du PDCI, faite crises. Telles que le coup d’État de 1999 et les alliances difficiles avec le RDR. Cependant, en dénigrant son propre parti et en adoptant une posture d’adversaire, Billon donne l’impression de jouer un rôle pour une force extérieure.

Bien qu’il ait apporté des contributions au PDCI, sa façon de mener cette critique pose question.

Trois erreurs majeures se dégagent de sa sortie. Premièrement, la manière choisie (l’attaque digne d’un puncheur) pour exprimer ses préoccupations. Deuxièmement, le moment de sa déclaration, alors que l’actualité se concentre sur la liste électorale et l’enrôlement.

En attaquant son président dans ce contexte, il semble nager à contre-courant des priorités du parti.

Enfin, le choix de l’organe de diffusion, Fraternité Matin, qui est perçu comme un relais rendu servile du RHDP, par le l’ex Dg ajoute une couche de suspicion à ses intentions.

Ce média a, sous l’ancien directeur hostile à l’égard d’Alassane Ouattara, avant d’exprimer  cette proximité avec le pouvoir actuel entache sa crédibilité.

Billon, en tant que membre du PDCI, aurait gagné à publier ses réflexions dans un autre média, tel que Le Nouveau Réveil. Sa richesse aurait également pu être mise à profit d’une manière constructive.

Il aurait pu contribuer financièrement à l’enrôlement, apportant 50 millions de francs CFA au président Thiam, renforçant ainsi la dynamique de son parti.

Sa stratégie de communication mérite une réévaluation. Bien qu’il soit riche, son nom n’apparaît pas parmi les grands financiers du PDCI-RDA. Le professeur Niamkey Koffi, lors d’une oraison funèbre pour un membre du PDCI, a mentionné Bédié et Zadi.  Comme les principaux contributeurs financiers, omettant Billon. Cela souligne l’écart entre ses ambitions et son influence actuelle au sein du parti. Comment a t-il pu se faire arracher l’appareil s’il était vraiment implanté aimé et apprécié?

Pour réussir, Billon doit aligner ses actions avec les besoins et les priorités du PDCI. Tout en adoptant une approche plus constructive et moins conflictuelle. Seule une telle démarche pourra le positionner comme un véritable leader au sein de son parti. Sinon une fois leader, il sera critiqué non pas par ses adversaires, mais par ses frères d’armes.

AK

photo:dr

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