Quatre ans aujourd’hui les événements semblent se répéter. Le 31 août, une date marquante pour la politique ivoirienne.
Elle a vu des événements significatifs se dérouler à Abidjan. Affi N’Guessan, Soro, et Gbagbo déposaient ce jour-là leur dossier de candidature à l’élection présidentielle prévue le 31 octobre. Pourtant, malgré leur ambition de se présenter, on a radié des listes électorales les deux figures emblématiques de la politique, Gbagbo et Soro. Créant une onde de choc dans le paysage politique ivoirien. Konan Bédié avait également déposé sa candidature.
Des rassemblements de soutien aux deux hommes ont eu lieu près du siège de la Commission électorale indépendante (CEI). Démontrant la popularité persistante de Gbagbo et Soro. Toutefois, les espoirs de leurs partisans ont été rapidement douchés par les décisions judiciaires. Le 22 août 2020, on avait exclu les deux leaders des listes électorales.
Conséquence de leurs condamnations respectives à vingt ans de prison. Gbagbo, jugé coupable dans l’affaire dite du « braquage de la BCEAO » durant la crise post-électorale de 2010-2011. Et Soro, condamné pour « recel de détournement de deniers publics », n’ont pas assisté à leurs procès. Alimentant les accusations de procès inéquitables et biaisés.
Aujourd’hui, 31 aout 2024, Quatre ans plus tard, alors que Guillaume Soro demeure en exil et Laurent Gbagbo est interdit de se présenter.
la date du 31 août 2020 prend, 4 ans plus tard, une dimension. Les événements de ce jour rappellent les tensions politiques et les batailles juridiques qui continuent de façonner l’avenir de la Côte d’Ivoire.
Pour de nombreux observateurs, la radiation de Gbagbo et Soro de la course présidentielle marque une stratégie visant à limiter l’influence de ces poids lourds politiques sur le processus électoral.
Georges Armand Ouégnin, proche de Gbagbo, avait exprimé son indignation face à cette exclusion. Tandis qu’Affoussy Bamba, avocate de Soro, avait dénoncé une justice manipulée par le pouvoir en place.
À ce jour, la situation demeure incertaine, avec un Conseil constitutionnel en position de dernier espoir pour les candidats radiés. La décision du Conseil pourrait être cruciale, mais les récents développements ne laissent guère de place à l’optimisme. L’avenir politique de la Côte d’Ivoire reste ainsi marqué par les échos de cette date importante, le 31 août 2020. Et par les décisions qui en ont découlé.
ETHAN GNOGBO
photo: dr
POUVOIRS MAGAZINE

