Sa silhouette a arpenté les espaces de musique. A Cocody, côté Pmi, on voyait le musicien passer. Puis de nombreux cabarets l’ont vu laisser ses doigts s’agiter sur un piano ou attaquer les cordes de basses pour proposer des lignes mélodieuses.
La mélodie ? C’était au début. Progressivement Jay Jay est sorti de son confort pour se mettre en danger avec un refus de la satisfaction première mélodieuse et viser le croisement des climats musicaux nés des interdits que Jay Jay adore offenser.
Loin des projets commerciaux et marchands, le musicien recherche des atmosphères on eut dit le guitariste Al Di Meola, le batteur Paco Séry.
On est au-delà désormais du guitariste Dez Gad dont Jay Jay était l’un des tous premiers pianistes.
Depuis bientôt 15 ans, Maestro Stee Jay Jay, bassiste, pianiste, arrangeur, développe ses œuvres artistiques musicales et écrit beaucoup pour mieux meubler son musée d’Œuvres méconnus et jamais publiées.
C’est un mode meilleur de conservation des fruits de ses recherches car son option est particulièrement didactique.
Le musicien vit fondamentalement de ses créations. Il lui est difficile de se stabiliser sur une unique formule musicale car sa culture personnelle s’enrichit de diversité. Jay Jay aime transcender et aller vers des situations inconfortables ? Celle qu’il ignore pour découvrir les similitudes et les extrêmes différences entre les codes rythmiques et harmoniques des peuples. Curiosité et ouverture d’esprit obligeant, ses trouvailles lui sont heureusement satisfaisantes.
Il lui est primordial de considérer comme « Jouets » tous instruments de musique. Ayant ce côté Enfant en lui, il se laisse séduire par les sons que produisent les instruments.
C’est une normalité humaine que de comprendre en quoi les instruments auxquels il n joue pas peuvent intégrer librement ses créations.
L’effet sonore recherché le rapproche plus des peuples qui ont créé ces instruments et leurs cultures artistiques
texte : AK
photo: Kevin Djédjé
POUVOIRS MAGAZINE

