C’est le 15 juillet que se tient la Présidentielle au Rwanda. Le Front patriotique rwandais (FPR) a désigné, samedi, l’actuel président Paul Kagame comme son candidat.
Il a deux adversaires.
Victoire Ingabire, en tant que présidente du parti politique FDU-Inkingi, a attiré l’attention internationale sur les questions des droits de l’homme et de la démocratie au Rwanda.
Son arrestation et sa condamnation ont suscité des préoccupations quant à la liberté d’expression et au processus démocratique dans le pays. Cependant, il est difficile d’évaluer son niveau de soutien populaire et politique réel au sein de la population rwandaise et sa candidature dépend de décision de justice du 13 mars prochain
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L’autre adversaire Frank Habineza et son parti, le DGPR, représentent une voix d’opposition au Rwanda, cherchant à promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et le développement durable.
A 47 ans, il n’a obtenu que 0,45 % des voix à la présidentielle de 2017. Habineza a mené des efforts pour présenter une alternative politique au leadership du FPR, mais il a été confronté à des défis importants, notamment la restriction de l’espace politique, des intimidations et des accusations de harcèlement contre ses partisans.
Agé de 66 ans, Paul Kamage dirige le Rwanda d’une main de fer depuis le milieu des années 1990 et a remporté la présidence, à chaque fois avec plus de 90 % des voix, lors des élections de 2003, 2010 et 2017.
Les élections au Rwanda ont souvent été entachées d’accusations de manque de transparence et de liberté politique, ce qui peut influencer le résultat et la légitimité du processus électoral.
Le Rwanda prévoit ses élections présidentielle et législatives le 15 juillet, conformément à une décision l’an dernier du gouvernement d’organiser ces scrutins à la même date.
Les candidats pourront faire campagne du 22 juin au 12 juillet, selon la commission électorale
JULIEN BOUABRE
POUVOIRS MAGAZINE

