Ras Kalif est invité au Festival reggae Mali où il compte représenter dignement la Côte d’Ivoire
Vous avez été sélectionné pour le festival reggae Mali. Dans quelles conditions?
C’est par le biais de Azk production qui est en collaboration avec le FESTI Reggae MALI dont le but est de promouvoir ses artistes sur le plan national et international.
Je suis à ma 3e participation à ce festival toujours dans un esprit de fraternité, de cohésion entre nos peuples.
Qu’allez-vous proposer au public?
Nous allons apporter de la bonne vibration, que de la bonne vibration afin démontrer notre amour pour les peuples africains et en particulier pour celui du Mali qui demeurera toujours un pays frère
Le festival a lieu le 24 comment le préparez-vous ?
Nous sommes prêts, artiste, chanteur et musiciens. Il faut rappeler qu’il y a plusieurs artistes reggae de la Côte d’Ivoire et aussi d’autres pays qui participent. Donc ça sera un spectacle très coloré et diversifié pour un moment de pur bonheur qu’on offrira au peuple malien.
Comment se comporte votre dernier album?
L’album « Reggae Therapy » fait son petit bonhomme de chemin et se vend bien, physiquement et sur les plateformes de téléchargement.
La promo continue et justement nous allons partager l’album « Reggae Therapy » avec le peuple malien à ce festival.
Qu’est-ce que ça vous fait d’être comparé à David Hinds, le leader de Steel Pulse?
Cela fait plaisir d’être comparé à une légende comme DAVID HINDS, ça prouve qu’on a du métier, sans prétention aucune et qu’on continue d’apprendre car on ne finit jamais d’apprendre
Êtes-vous satisfait du statut du reggae en Côte-d’Ivoire ? Au Mali? Et en Afrique ?
En vérité le reggae de Côte d’Ivoire a perdu en intensité et en qualité, car il y a très peu de sorties d’albums et peu de promotions au niveau des médias qui préfèrent faire la part belle à d’autres genres musicaux.
Nos devanciers qui pour ma part ont un devoir, celui de faire pérenniser cette musique, à travers des festivals et des collaborations avec la nouvelle génération de reggae qui regorge de talents. On a aussi le manque de sponsoring.
Au Mali, le public est plutôt réceptif, et ce festival est à sa 19e édition. C’est bien la preuve que le Reggae est toujours actif et présent.
Quels rapports entretenez-vous avec Koko Dembelé, le Blondy de Bamako?
Nous l’appelons affectueusement papa car c’est une légende qui a marqué son temps et sa génération. Il continue toujours de nous faire vibrer malgré son âge avancé. Il incarne une sagesse qui nous inspire et qui nous fait nous sentir Africains humbles et fiers. Avec lui on est toujours à l’école du savoir. C’est un monument du reggae malien et africain, une fierté tout simplement.
AK
POUVOIRS MAGAZINE

