Côte d’Ivoire: le mal de dos classé maladie numéro 1. Pourquoi?

3 ans

Les Ivoiriens dès 35 ans ont tous un mal commun, c’est le mal de dos. Pour une raison simple: il sont bureaucrates.

Pendant longtemps, sous Félix Houphouët-Boigny qui à raison voulaient construire son administration, les Ivoiriens se sont faits tous bureaucrates. Ils ont délaissé l’entreprenariat, le commerce, la finance aux étrangers.

En plus d’avoir des inconvénients comme le manque de responsabilité personnelle, dans un environnement bureaucratique, où la responsabilité individuelle peut être diluée au sein de la hiérarchie. Les décisions peuvent être prises collectivement, ce qui peut parfois diluer la responsabilité personnelle.

En plus de la perte d’efficacité car malgré l’objectif de créer une structure organisée, les bureaucraties peuvent parfois devenir trop complexes, entraînant une perte d’efficacité. Les processus peuvent devenir bureaucratiques au détriment de la réalisation des objectifs.

En plus de la résistance au changement quand les structures bureaucratiques résistent au changement, car les processus établis peuvent être difficiles à modifier. Cela peut entraver l’innovation et la créativité au sein de l’organisation étatique.

En plus de tous ces aspects, s’ajoutent un problème médical. Les Ivoiriens (professeurs, journaliste, secrétaires, juristes, pharmaciens, médecins…) restent assis à longueur de journée dans les bureaux et rencontrent des problèmes de disque intervertébral. Les disques intervertébraux agissent comme des amortisseurs entre les vertèbres de la colonne vertébrale. Un disque hernié, une rupture ou une saillie peut exercer une pression sur les nerfs, provoquant ainsi des douleurs.

A cela s’ajoutent, aux dires des médecins et professeurs de médecine en charge de la santé publique, certaines formes d’arthrite, comme l’arthrose ou la spondylarthrite ankylosante, qui affectent les articulations de la colonne vertébrale et causer des douleurs dorsales.

Ou encore des problèmes structuraux comme les anomalies structurales de la colonne vertébrale, telles que la scoliose (courbure latérale de la colonne vertébrale) ou la cyphose qui entraînent des douleurs dorsales. Si elles durent jusqu’à un mois, elle est considérée comme une douleur aiguë. De un à trois mois, ce serait une douleur subaiguë. Et avec plus de trois mois, ce serait une douleur chronique.

Une personne qui présente la lombalgie par exemple peut perdre la capacité de faire certaines tâches qui demandent surtout de s’incliner ou n’est plus capable de se tenir dans certaines positions.
Si elle n’est pas traitée, la lombalgie peut être handicapante et le patient pourra finir en chaise roulante.

Résultat sur 10 malades enregistrés dans les établissements sanitaires publics, 6 ou 7 souffrent en plus de ce qui les amènent en consultation, de problèmes de dos.

MARIE GNIALET

POUVOIRS MAGAZINE

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