Le candidat à la présidence du Pdci, dans une interview accordée à Frat Mat, au moment où tout le monde choisit le verbe qui contraint lui choisit le verbe qui convainc.
Au Pdci, ils pensent tous la même chose. Tous se sentent légitimes.
Je suis Pdci alors je suis légitime
Je suis Houphouetiste donc Je suis légitime
Je suis Bédéiste donc je suis légitime
Que j’ai versé du sang ou qu’il coule en moi, je suis légitime
La légitimité. le terme véhicule tant de passions politiques, sert les grandes polémiques nationales mais aussi intestines pour qu’on ne la soupçonne pas de conserver quelque chose de tant de tumultes, au détriment de sa transparence scientifique.
Son emploi généralisé est récent, et c’est en cela qu’il inquiète. Ces astres qui, d’un seul élan électoral, se hissent au plus haut du ciel du vocabulaire sont-ils autre chose que des étoiles filantes ? Est-ce à leur valeur d’explication ou au snobisme ambiant qu’ils doivent leur succès, périssable comme eux ?
De l’interview qu’il a accordé à « Fraternité Matin » du 23 novembre 2023, on retient que la légitimité d’Akossi a elle, quelque chose de pas légalisant. Comme si l’homme choisissait le bon ton. Le meilleur certainement. Il parle de ses devoirs à lui. Des droits des autres. De sa force qu’est la cohésion. Sur une page entière, près de 2500 mots environ. Pas un seul mot plus haut que l’autre.
Se faisant concis et précis : « Mon objectif est donc de faire du Pdci-Rda une machine attractive et gagnante pour 2025 »
La politique à Benjo est capable de fournir un leadership fort pour guider le processus démocratique et éviter que le désir de consensus n’entraîne un manque de direction ou d’action, quelque chose de banal. Quand on le veut rattraper par la loi : « Le Pdci-Rda doit se réinventer pour faire rêver à nouveau les Ivoiriens»
Sa propension à rechercher chez l’autre le consensus peut contribuer à la stabilité de ses choix politiques. Si les politiciens sont capables de travailler ensemble malgré des divergences d’opinions, cela peut favoriser la gouvernance stable.
«Le parti et le pays ont besoin de nous tous »
C’est un processus inclusif qui prend en compte les différentes perspectives et préoccupations de la population.
Une attitude efficace pour résoudre les problèmes de manière collaborative, en évitant les impasses politiques et en favorisant la recherche de solutions pragmatiques
Akossi peut estimer que cela conduit à des compromis excessifs et à des politiques diluées, perdant ainsi la force des convictions initiales. La conviction de la paix pour son pays, la cohésion pour son parti.
Marie Gnialet
POUVOIRS MAGAZINE

