Koumoué Koffi Moise, ancien ministre de Félix Houphouët-Boigny est candidat à la Présidence du Pdci-Rda, portant ainsi à 5, le nombre d’impétrants.
Il est arrivé à la fin aux environs de 17h le vendredi pour faire acte de candidature: « Notre objectif, c’est la reconquête du pouvoir en 2025. À partir de ce moment, comment allons-nous faire pour reconquérir le pouvoir. Mais Dieu merci, nous avons repéré parmi nos jeunes cadres des éléments qui ont le profil de l’emploi. Nous allons essayer d’encadrer tous ces jeunes pour 2025, voir les protéger alors seulement nous aurons fait œuvre utile pour la Côte d’Ivoire et respecter la mémoire du président Bédié. C’est pourquoi j’ai accepté de venir déposer ma candidature » a déclaré le doyen Moïse Koumoué Koffi.
Docteur en droits de l’Université Paris Panthéon Sorbonne, fiscaliste, il a été ministre de l’Economie et des Finances de la Côte d’Ivoire sous le président Félix Houphouët-Boigny, plusieurs fois ambassadeur, député, président du Conseil régional, auteur de plusieurs ouvrages dont « La Taxe sur la valeur ajoutée dans le développement économique de la Côte-d’Ivoire » préfacé par Abdoulaye Koné, ministre de l’économie et des finances et Amani Goly Dg des impôts de l’époque. Il est respecté dans le domaine de l’économie et des finances en Côte d’Ivoire. Son expérience dans cette matière, doublée de celle acquise sur le plan de la gouvernance locale, font de lui une figure du pays.
Mais sa candidature inattendue et ses origines cryptent le message. L’homme vient du Iffou et cette région de laquelle vient Henri Konan Bédié, est visiblement entre déchirée. D’un côté des cadres qui invitent à l’arbitrage, d’un autre côté N’Goran Niamien Emmanuel qui invite à soutenir Thiam et d’un troisième côté Moïse Koumoué Koffi qui en dépit de ce que les jeunes, sous ses yeux, entreprennent vient déposer sa candidature à lui.
Les mauvais langues lui trouvent une appartenance à un sous groupe Baoulé, pour ne pas dire un groupe de sous baoulé, baoulé de seconde zone. Statut qui lui permettrait de nourrir des ambitions rabougries peu ambitieuses. Et voilà donc, en lieu et place d’Akossi Benjo et de Maurice Guikahué, un Baoulé Président du PDCI qui saura à l’aide de la convention installer un autre Baoulé dans le starting bloc pour la présidentielle de 2025. Voilà ce qu’il faut entendre par consensus.
Toute chose qui rend la candidature du doyen Koumoué Koffi illisible et énigmatique.
D’autant plus qu’on peut se souvenir aisément que le Président Houphouët-Boigny avait confié à Me Usher Assouan et à Koumoué Koffi, le programme de privatisation de la Côte d’Ivoire. Leur travail a été jugé insatisfaisant et a contraint le Président Félix Houphouët-Boigny à aller chercher à l’étranger un autre ivoirien capable de régler ce problème.
C’est ce qui a présidé à la venue du Président Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire en qualité du Président du comité interministériel puis de premier ministre de son pays. Autrement dit ce sont les insatisfactions de Koumoué Koffi qui ont valu au Président Ouattara de venir être Président du comité interministériel. Ce dernier avait disqualifié le plan Koumoué Koffi en des termes peu élégants.
Marie Gnialet
POUVOIRS MAGAZINE

