Sommet Arabie Saoudite-Afrique: ce qu’y gagne Ouattara

3 ans

Sur invitation de sa Majesté le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, le Président de la République de Côte d’Ivoire prend part au sommet Arabie saoudite-Afrique, le premier du genre.

Parti de Paris, en France où il est en séjour depuis le 3 novembre, le président Alassane Ouattara est arrivé hier jeudi soir à Riyad.

Le président de la République prend part aux travaux qui durent deux jours: aujourd’hui vendredi 10 et demain samedi 11 novembre. Au menu, audience avec des homologues, des personnalités. Le thème de la rencontre est : « Développement et prospérité: agriculture, éducation, santé et assistance humanitaire »

Pour ce qui est des acquis, le Royaume finance de nombreux projets de développement en Côte d’Ivoire ainsi que d’importantes aides d’urgence. Plusieurs étudiants ivoiriens ont reçu et continuent de recevoir des bourses d’études dans les universités saoudiennes.

La Côte d’Ivoire va profiter pour renforcer les relations économiques avec Ryad. La coopération entre les deux pays s’est accrue grâce à la coordination et à la conversion de positions politiques des pays sur les questions d’intérêt commun, et à travers l’échange de soutien au sein des organisations internationales.

Cette année 2023 a permis l’inauguration de l’initiative de la « Route de la Mecque » qui a marqué une métamorphose considérable au niveau de la coopération entre les deux pays. La Côte d’Ivoire a, à titre d’exemple, soutenu la candidature du royaume pour abriter l’exposition universelle, « expo 2030 ».

Les deux pays ont exprimé un intérêt mutuel à renforcer leurs relations économiques. Les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et l’Arabie saoudite ont principalement porté sur des secteurs tels que l’énergie, l’agriculture, et d’autres domaines.

Il y a des discussions sérieuses sur la possibilité d’encourager les investissements bilatéraux. L’Arabie saoudite, en tant que puissance économique majeure, est devenue une source d’investissements directs étrangers pour la Côte d’Ivoire.

A l’heure où quelques travaux infrastructurels trainent le pas et que le pays doit boucler ses préparatifs pour la Can, une sollicitation dans ce sens dans des pays qui n’imposent pas les mêmes contraintes que des institutions comme Bretton woods ne serait pas inconvenante. Bien au contraire.

Ajoutons que la Côte d’Ivoire, en tant que producteur d’énergie, manifeste la possibilité d’explorer des partenariats avec l’Arabie saoudite dans le domaine de l’énergie, en particulier dans le secteur pétrolier et gazier.

Enfin la coopération islamique avec le traitement particulier des pèlerins à la Mecque.

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