Le fils de Jah a célébré ses 30 ans de musique au Palais de la culture
En général, les spectateurs et les mélomanes quittent les concerts à la fin, ou avant la fin pour éviter les tracasseries aux sorties des salles et autres embouteillages. ça n’a pas été le cas pour les 30 ans de Kajeem, cet ancien étudiant, voisin de bien de fans, chanteur à texte placide, discret, bosseur admiré, par tous dont certains devenus aujourd’hui chanteur comme lui.
C’est l’exemple de Spyrow, ou de Monsieur Koutouan, un fan venu célébrer, ce samedi 7 octobre, comme 1499 autres les 30 ans de celui que tout Abidjan nomme à souhait » le fils de Jah. »
La messe en hommage au porteur de grâces, de bonnes vibes, de message d’espoir et d’une lutte pacifique entreprise depuis toujours à été dite, avec des sonorités autres que le reggae, par ses soins devant un parterre de fidèles mélomanes de Ngowa posse, Ragga Africa, Gardien du feu, Qui a intérêt, révélation time, la voix du ciel et positif, les 9 différents albums du natif de Treichville.
Tantôt choriste, tantôt danseur, tantôt photo reporter, le public a surtout appris sur les valeurs de l’artiste. « Kajeem est un être rempli d’amour et d’humaniste » a clamé la rappeuse Noushi Nash, sa filleule invitée sur scène avec Tehui Yacé, son disciple et Cedric Canavaro, arrangeur contemporain de son tout dernier album. Un vibrant hommage a été rendu aux « morts vivants »Tangara, Désiré Parker, Désire Galo, Al Mhyti,…un standing ovotion reservé aux virtuoses et soutiens des premières heures Koné Dodo, Naftali, Stéph le fantôme, Kader Djiré,…
Des émotions mais aussi du spectacle sur les titres de son tout dernier, mais aussi sur certains classiques notamment Marijeanne, Manbé.
Un saxophoniste, un harmoniciste et des choristes ont donné un goût particulièrement distingué à ce live de 5 heures haut en couleur.
POUVOIRS MAGAZINE

