Le directeur exécutif de l’Inadci a participé aux différentes étapes des journées de la femme administrateur organisées par le Rifemad dont le champ d’action ressemble à celui de l’Inadci. Ted Azouma apporte des précisions
Les Journées de la femme administrateur se sont déroulées! On est curieux d’avoir le regard extérieur du directeur exécutif de l’Inadci, mais d’homme partie prenante de la bonne gouvernance
Il est méritoire pour des fonctionnaires de haut niveau qui nonobstant les charges qui leur incombent au quotidien, trouvent le temps de réfléchir ensemble et socialiser. Ces journées ont été un franc succès et nous nous en réjouissons. Réunir près d’un demi millier de hauts fonctionnaires aux compétences diverses constitue de loin un exploit qui j’en suis persuadé, sera fondateur de prochaines activités décisives visant à améliorer le positionnement de la femme dans les sphères de décisions.
Si cette expérience se renouvelle et produit des actes comportant des recommandations, le chemin est ouvert pour atteindre l’objectif cité plus haut.
On peut confondre aussi vos activités avec celle du Rifemad, Pouvez-vous distinguer les deux structures et bien entendu trouver des ponts de similitudes ?
Oui la confusion pourrait exister, mais seulement « prima face », parce qu’il s’agit d’administrateur, donc d’une personne à qui revient la charge d’administrer un bien, un patrimoine.
Et alors que le RIFEMAD regroupe exclusivement des administrateurs de biens publics sous les ordres de l’autorité publique dont l’une des missions est de garantir l’intérêt général, l’Institut National des Administrateurs de Cote d’Ivoire constitue le cadre où se retrouvent les administrateurs de sociétés commerciales c’est-à-dire des entreprises tendues vers la recherche du profit et pouvant appartenir aussi bien à des personnes privées qu’à la personne publique donc l’Etat, que l’on dénomme ici actionnaires ou associés.
Vous comprenez que le champ d’actions de l’INAD-CI s’élargie beaucoup plus et intègre même celui du RIFEMAD qui constitue pour nous du pain béni. C’est d’ailleurs la raison principale de notre marche avec le RIFMAD. En effet, les conseils d’administration, organes au sein desquels se réunissent les administrateurs de sociétés, partagent quelques insuffisances avec notre société en l’occurrence au regard de la place marginale qu’y occupe la femme. Or les conseils d’administration se nourrissent de diversité, c’est pourquoi saisissant cette opportunité qu’offre l’existence du RIFEMAD, nous sommes engagés à transformer progressivement ses membres en Administrateurs de sociétés par le biais de la montée en compétence, la formation.
La principale similitude qui lie les deux organisations c’est la bonne gouvernance à travers la mise en œuvre des valeurs d’intégrité, de redevabilité et transparence tant en entreprise que dans l’administration publique.
Prochaines étapes ?
Il s’agira pour l’INADCI d’officialiser le partenariat avec le RIFEMAD et de multiplier les cadres de formation et de développement des compétences des femmes administrateures dans le but de constituer une masse critique d’administrateures capables de siéger valablement au sein des organes de gouvernance des sociétés publiques et privées pour en garantir la diversité, gage d’efficacité.
Et j’ai bien l’envie de dire vive les JFEAD.
Interview réalisée par
POUVOIRS MAGAZINE

