Kamou Malo ex entraîneur burkinabé du Burkina, a gros sur le cœur, après tout ce qui a été dit sur lui.
« Ce sont des contre-vérités. On n’a menti sur moi. Je vais prouver par le travail et non en dehors du terrain » avance t-il maintenant qu’il est passé de l’équipe nationale du Burkina Faso « Les Etalons » qu’il avait pourtant guidé vers le dernier carré de la CAN, à un club.
Le coach encourage les dirigeants africains à recruter local. « On devrait nous faire davantage confiance et nous permettre d’avoir les mêmes formations que les étrangers. C’est un cri du cœur »
Kamou Malo vient de loin. Il a au à renoncer au concours de commissaire de police au Burkina Faso pour un diplôme d’entraîneur.
« C’était un choix cornélien. Je devais passer le concours de commissaire, les dates se chevauchaient. J’étais officier de police à Koudougou, là-bas j’entraînais aussi une équipe de 1re division, puis j’ai eu l’opportunité d’aller faire un stage en Allemagne pour passer une licence d’entraîneur« , développe le coach qui a suivi sa vraie vocation, le foot, le banc.
Né à Fing non loin de Bobo-Dioulasso, il découvre le football à 6, 7 ans dans les rues de Ouagadougou où il faisait son apprentissage dans la rue, avant d’être coopté dans les équipes de quartier. Il commence à jouer sérieusement au Soleil d’Afrique, club du quartier Gounghin, puis tape dans l’oeil de l’USO, l’équipe de l’armée. Mais le foot, ne nourrissant pas son homme, il a passé le concours de gardien de la paix et après l’école de police. Il a été enrôlé par l’Étoile Filante, la plus grande équipe du Burkina. Il a toujours eu le goût d’entraîner à commencer par les jeunes de son quartier puis l’équipe de l’AS Police.
« Je pense que je suis un leader né, j’avais les dispositions pour un entraîneur« , assure Kamou Malo qui avait essuyé des critiques sévères
POUVOIRS MAGAZINE
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