Le gouverneur de Floride veut s’imposer dans les primaires républicaines comme le principal adversaire de Donald Trump, mais il peine à séduire la base du parti
Ron DeSantis a choisi d’officialiser sa candidature aux primaires républicaines, mercredi 24 mai, en vue de l’élection présidentielle de 2024 aux Etats-Unis. Donald Trump devance son rival avec une marge spectaculaire – 53,6 % des voix, contre 21 %. Pourtant, à l’issue des élections de mi-mandat en novembre 2022, un appétit montait dans les rangs républicains en faveur d’une alternative à l’ancien
président. Mais celui-ci est parvenu à se replacer au cœur du jeu en exploitant les enquêtes judiciaires qui le visent. Sa base de fidèles est électrisée par l’idée d’une conspiration démocrate pour le faire tomber.
Ron DeSantis, lui, a voulu combiner deux objectifs : se concentrer sur son agenda législatif radical en Floride, Etat qu’il veut proposer en modèle au pays, et résister à la tentation du pugilat contre Donald Trump.
Avant même d’annoncer sa candidature, Ron DeSantis s’est beaucoup démené auprès des donateurs républicains qui cherchent une voie de sortie au trumpisme. Bon nombre étaient réunis par le candidat les 24 et 25 mai dans un hôtel de luxe à Miami. Le gouverneur a aussi entendu les critiques sur sa froideur robotique, son manque de petites attentions à l’égard des anonymes ou des élus, sur lesquels il devra pourtant s’appuyer.
Donald Trump est plein de ressentiment contre Ron DeSantis, qu’il voit comme un ingrat, dépourvu de talent politique et de personnalité. Il estime que ce dernier était « raide mort » en 2018, lors de sa première campagne pour le poste de gouverneur, avant que le président de l’époque ne lui donne son onction. Sans cet appui, prétend Donald Trump, Ron DeSantis « travaillerait maintenant dans une pizzeria ou dans un cabinet juridique.
Ron DeSantis, lui, ne veut pas s’enfermer dans un concours d’insultes avec l’ancien président, inégalable dans ce registre
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