Drepanacytose : un nouvel espoir de traitement

3 ans

Depuis quelques années des chercheurs ont fait une découverte extraordinaire en ce qui concerne le traitement de la drépanocytose. Bien qu’étant en phase expérimentale, cette innovation semble être la solution à cette pathologie.

Également appelée anémie à hématies falciformes, la drépanocytose est une maladie du sang. Les globules rouges déformés, en forme de faucille, ont du mal à circuler dans le sang et peuvent parfois se bloquer dans les vaisseaux sanguins, occasionnant alors des crises très douloureuses. La drépanocytose est une maladie génétique héréditaire (de transmission autosomique récessive) autrement dit elle est transmise par les deux parents, par conséquent elle n’est pas contagieuse. Il existe deux types de drépanocytoses à savoir, la drépanocytose hétérozygote qui ne se manifeste pas et La drépanocytose homozygote qui est la forme grave.

Pour l’instant il n’existe aucun moyen de venir à bout de cette maladie à part la greffe de moelle osseuse.

Récemment, les chercheurs ont révélé une nouvelle piste de traitement de la drépanocytose qui consiste à “greffer” un gène sain de la bêta-globine dans les cellules souches hématoïétiques des malades. En d’autres termes cette thérapie vise à corriger la mutation des cellules souches hématopoïétiques des patients pour permettre de produire plus de globules rouge sains.

Selon Les chercheurs de l’université de paris et de l’institut imagine, les résultats observés sont encourageant après avoir effectué un test sur Evie Junior, un jeune américain de 27 ans qui est porteur de la maladie. En effet, en juillet 2020 une perfusion de ses propres cellules souches génétiquement modifiée pour faire face à la mutation qui met la maladie en cause. Trois mois plus tard, des analyses de sang ont indiqué que 70% des cellules souches sanguines de Junior avaient le nouveau gène corrigé. Ce qui parait satisfaisant pour les spécialistes qui restent encore en phase d’observation sur une période de 6 mois voire 1 an avant d’émettre des conclusions.

L’Afrique est le continent le plus touché par la drépanocytose (entre 150000 et 300000 naissances homozygotes par an). En dépit des campagnes de sensibilisations effectuées sur le territoire, le taux de prévalence reste encore élevé. Pour réduire considérablement ces chiffres un changement des habitudes est requis, à commencer par le dépistage de la maladie à travers l’électrophorèse.

Madjara Gnamba

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