Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) et ex-ministre sous Laurent Gbagbo, dit douter des raisons sécuritaires pour lesquelles les autorités ivoiriennes ont annulé le meeting de son parti qui était prévu à Abidjan. Il estime qu’il ne faut pas crisper la situation inutilement et « faire peur aux Ivoiriens ». Au sujet de l’éventuel retour de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire, il espère que « cela puisse se régler par la voie du dialogue ».
Pour le Président du Cojep ce rendez-vous annulé était très important.
« Je suis meurtri parce que c’était un rendez-vous important, pour moi, pour ces Ivoiriens à qui je voulais retourner cette sympathie qu’ils m’ont témoigné il y a un an. Et puis passer surtout mon message politique. Parce que j’avais un message très important à passer à la population ivoirienne, la jeunesse ivoirienne et africaine. Nous allions parler de 2025, de l’élection, de la nouvelle page de l’histoire de la Côte d’Ivoire qui va s’écrire à partir de 2025. Page à laquelle je ne veux pas me soustraire. 2025 ne s’écrira pas sans moi. »*
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En privé, l’homme estime que cette annulation prouve qu’il compte sur l’échiquier politique et que ses actions sont de nature à arranger ou déranger, bref à impacter cette société ivoirienne avec laquelle il reste en contact et pour laquelle il est rentré. L’homme entend diriger un jour ce pays, la Côte d’Ivoire. Et estime n’être pas rentré pour rien.
Le poulain de Gbagbo avance qu’un jour ou l’autre, Laurent Gbagbo sera fier de lui. « Il demeure un père. Ce qu’il m’a appris, c’est ce que je veux appliquer pour les Ivoiriens, et je suis convaincu que le Président Gbagbo sera également fier de moi »
Charles Blé Goudé, faut-il le souligner, n’a toujours pas encore été reçu par le président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire depuis son retour au pays, il y a un an.
JBOUABRE
POUVOIRS MAGAZINE

