Bénédicte KONAN, Mme « Propre » du SILA

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Depuis trois éditions, Miensah Clean-Up accompagne le Salon international du livre d’Abidjan (SILA) dans un rôle aussi discret qu’indispensable.

Maintenir les espaces propres, accueillants et dignes de l’un des grands rendez-vous culturels d’Afrique. À la tête de cette entreprise, Bénédicte KONAN nourrit une ambition claire : faire de son amour du travail bien fait le socle d’une entreprise appelée, selon elle, à devenir numéro un dans son domaine en Côte d’Ivoire.

Au SILA, les projecteurs sont naturellement braqués sur les auteurs, les éditeurs, les écrivains, les personnalités et les visiteurs. Pourtant, la réussite d’un tel événement repose également sur une armée de travailleurs qui évoluent loin des scènes et des micros.

Parmi eux, les agents de Miensah Clean-Up occupent une place particulière. Avant l’arrivée du public, pendant les heures de forte affluence et après la fermeture des espaces, ils veillent à ce que les lieux demeurent propres et agréables. Depuis trois éditions, l’entreprise accompagne ainsi le SILA, malgré les changements de configuration et de site. Une fidélité qui témoigne d’une certaine constance dans l’exécution de sa mission.

À la tête de cette structure, Bénédicte KONAN a choisi un métier qui correspond avant tout à une inclination personnelle.

« Je me suis investie dans l’entretien parce que j’aime beaucoup la propreté. J’aime tout ce qui est propre », confie-t-elle avec simplicité.

Chez elle, le choix entrepreneurial semble donc être né d’une passion avant de devenir une véritable activité professionnelle. Et le SILA aura constitué, dans cette trajectoire, une étape déterminante.

« C’était ma première expérience avec le SILA. Avec le SILA, j’ai eu d’autres ouvertures. Cela m’a apporté beaucoup », explique-t-elle.

Dans un secteur où la qualité du travail se mesure parfois à ce qui ne se voit pas, la dirigeante a fait de la rigueur une véritable philosophie. Pour Bénédicte KONAN, un événement de grande envergure ne laisse aucune place à l’approximation. La propreté doit être assurée en permanence, avec une organisation adaptée aux exigences du moment.

« Quand il y a un événement, je me base beaucoup sur la propreté. Il faut être toujours à jour, il faut être toujours à l’heure dans tout », insiste-t-elle.

Cette exigence passe également par le choix des moyens. La qualité du service repose, selon elle, sur la ponctualité des équipes, mais aussi sur l’utilisation de produits adaptés et de qualité. Derrière cette apparente simplicité se dessine une conception exigeante du métier : être présent au bon moment, intervenir efficacement et ne jamais considérer une tâche comme secondaire.

Une entreprise qui diversifie ses activités

Si le SILA constitue une vitrine importante de son parcours, Miensah Clean-Up ne se limite pas au nettoyage des manifestations. L’entreprise intervient dans plusieurs domaines : ramassage des ordures, nettoyage des surfaces, entretien des espaces verts, nettoyage automobile et entretien des locaux.

Cette diversification traduit la volonté de Bénédicte KONAN de faire évoluer progressivement son entreprise et de multiplier ses possibilités d’intervention.

Lorsqu’on lui demande ce qui nourrit cette énergie malgré les difficultés inhérentes à l’entrepreneuriat, sa réponse est directe :

« J’aime juste le métier. C’est l’amour du métier. »

Une phrase courte, mais qui résume une trajectoire fondée sur la persévérance. Car dans un environnement professionnel où les contraintes sont nombreuses, la passion peut devenir un moteur essentiel pour continuer à avancer.

« Je vais être numéro 1 en Côte d’Ivoire »

Bénédicte KONAN ne cache pas ses ambitions. À ceux qui pourraient considérer son entreprise comme une structure appelée à rester dans l’ombre, elle oppose une vision beaucoup plus large.

Son objectif pour les prochaines années est clairement affiché : faire de Miensah Clean-Up une entreprise de premier plan dans le secteur de la propreté en Côte d’Ivoire.

« Dans les années, je vais être numéro 1 en Côte d’Ivoire », affirme-t-elle.

Une ambition qu’elle associe à la foi et à la détermination :

« Avec l’aide de Dieu, je vais y arriver. »

Derrière cette déclaration se trouve une volonté de croissance, de consolidation et de professionnalisation. L’enjeu n’est plus seulement de participer à de grands événements comme le SILA, mais de bâtir une entreprise capable de s’inscrire durablement dans le paysage ivoirien de la propreté et de l’entretien.

La force de croire et de persévérer

À l’heure du bilan, Bénédicte KONAN ne cherche pourtant pas à présenter l’entrepreneuriat comme un parcours sans obstacles. Elle en connaît les exigences, les incertitudes et les difficultés. Mais elle refuse d’en faire une raison de renoncer.

« L’entrepreneuriat, ce n’est pas facile, mais avec la force et la confiance, on peut y arriver et je sais que je vais y arriver », affirme-t-elle.

Cette conviction résume peut-être le mieux son parcours. De l’amour de la propreté à la découverte du monde événementiel avec le SILA, puis à la diversification des activités de Miensah Clean-Up, Bénédicte KONAN avance avec une idée simple : la réussite se construit dans la durée.

Au SILA, son entreprise travaille dans l’ombre. Mais cette discrétion n’enlève rien à l’importance de sa contribution. Dans un salon où les livres, les auteurs et les rencontres occupent le devant de la scène, la propreté participe elle aussi à l’expérience du visiteur.

Et derrière cette exigence quotidienne, il y a une femme qui a fait de son amour du propre une véritable aventure entrepreneuriale et qui nourrit désormais une ambition beaucoup plus grande : inscrire durablement le nom de Miensah Clean-Up parmi les références ivoiriennes de son secteur.

CoolBee Ouattara

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