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PDCI-RDA : le fauteuil de Thiam de nouveau menacé, verdict repoussé!

Nouveau rebondissement dans la bataille judiciaire autour de Tidjane Thiam. Le tribunal reporte le procès au 19 novembre. Tandis qu’une nouvelle plainte vient élargir le contentieux sur son éligibilité à la présidence du PDCI-RDA.

Le bras de fer judiciaire autour de l’éligibilité de Tidjane Thiam à la tête du PDCI-RDA connaît un nouvel épisode. Initialement examiné par le tribunal de première instance, le dossier a été renvoyé au 19 novembre prochain, selon les informations rapportées les 22 et 23 octobre.

Cette décision s’explique notamment par l’élargissement de la procédure, avec l’arrivée d’une nouvelle contestation visant également le vice-président Philippe Ezaley. La juridiction entend regrouper les différentes affaires avant de se prononcer sur les demandes présentées.

À l’origine de ce contentieux, deux militants du parti, Charles Abié Tchétché et Antoine Siaba, contestent les conditions d’élection de Tidjane Thiam. Ils estiment que sa candidature ne respectait pas certaines dispositions statutaires encadrant l’accès à la présidence du parti.

Les plaignants invoquent notamment l’article 41 des statuts du PDCI-RDA, qui exigerait dix années d’appartenance au Bureau politique pour briguer cette fonction.

Selon eux, Tidjane Thiam ne remplissait pas cette condition au moment de sa candidature.

La question de sa nationalité française lors de cette échéance électorale figure également parmi les arguments avancés par les contestataires. Ceux-ci considèrent cette situation comme incompatible avec les exigences statutaires applicables à la présidence du parti.

En septembre, Antoine Siaba a introduit une procédure supplémentaire réclamant la production des dossiers de candidature de Tidjane Thiam aux huitième et neuvième congrès. Il demande également que leur authenticité soit vérifiée par la justice.

Au-delà de ces vérifications documentaires, le plaignant sollicite des mesures particulièrement lourdes : la destitution de Tidjane Thiam, l’annulation des résolutions adoptées et la dissolution des organes issus de son élection.

Le renvoi au 19 novembre prolonge ainsi l’incertitude autour de cette bataille judiciaire, aux implications politiques importantes pour le parti. D’ici cette échéance, les différentes contestations devront être examinées avant toute décision définitive sur les demandes formulées.

Le prochain rendez-vous judiciaire sera donc déterminant pour la suite de cette affaire, sans préjuger de l’issue du contentieux ni de la décision que rendra finalement le tribunal.

ETHAN GNOGBO

POUVOIRS MAGAZINE

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