Orpaillage clandestin: 187 personnes dans les filets

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La lutte contre l’exploitation aurifère illégale s’intensifie dans l’ouest ivoirien. Au troisième trimestre 2026, les opérations de surveillance ont conduit à 187 interpellations d’orpailleurs clandestins.

Révélant l’ampleur des pressions exercées sur ces espaces naturels.

La lutte contre l’orpaillage illégal prend une nouvelle dimension dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Entre juillet et septembre 2026, les opérations de surveillance dans le Parc national de Taï et la Réserve naturelle du Cavally ont permis d’interpeller 307 personnes, dont 187 orpailleurs clandestins.

Ce bilan a été présenté jeudi 22 octobre 2026 à Guiglo, lors de la troisième session conjointe des comités de gestion locaux des deux aires protégées. Le colonel Richard Zouo, chargé d’études à la direction technique de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), a détaillé les résultats obtenus.

Sur les 187 orpailleurs interpellés, 183 ont été appréhendés dans le Parc national de Taï, contre quatre dans la Réserve naturelle du Cavally. Cette répartition illustre la pression particulièrement importante de l’exploitation aurifère clandestine sur le premier site.

Les opérations ont également permis de saisir plusieurs équipements utilisés pour ces activités illégales.

Deux véhicules sous scellés, tandis que l’on a récupéré des motopompes et des bonbonnes de gaz.

Au-delà des interpellations, les autorités entendent remonter les filières organisées derrière ces exploitations. Selon l’OIPR, des investigations sont en cours avec les services judiciaires afin d’identifier les responsables et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Les menaces varient toutefois selon les espaces concernés. Si l’orpaillage clandestin constitue une préoccupation majeure dans le Parc national de Taï, le défrichement forestier exerce une pression accrue sur la Réserve naturelle du Cavally.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Parc national de Taï abrite une biodiversité exceptionnelle. Notamment des éléphants de forêt, des chimpanzés et des hippopotames pygmées. Créée en 2023, la Réserve naturelle du Cavally contribue également à la préservation du massif forestier transfrontalier Taï-Sapo.

Pour l’OIPR, l’enjeu est désormais de maintenir la surveillance et de démanteler les réseaux clandestins. Afin de protéger durablement ce patrimoine naturel menacé par les activités illégales.

FATEM CAMARA

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