LES MORTS VEILLENT-ILS SUR LES VIVANTS ?

2 jours

Des esprits ancestraux à la vie après la mort, les croyances surnaturelles traversent les cultures, interrogent la science et révèlent notre rapport universel à l’invisible.

« Nous formons un continuum. Tout comme nous nous tournons vers nos ancêtres pour puiser nos valeurs fondamentales, nous devons, en tant que gardiens de cet héritage, nous tourner vers nos enfants et les enfants de nos enfants. Et, dans cette démarche, nous sommes animés par le sentiment de prendre part à quelque chose de sacré. » — Paul Tsongas (1941-1997), homme politique américain.

Malgré les progrès scientifiques, les croyances aux esprits, aux fantômes et à une existence après la mort demeurent étonnamment répandues.

Une enquête du Pew Research Center, menée dans trente-six pays, examine notamment la croyance au pouvoir des esprits ancestraux.

En Afrique du Sud, 79 % des personnes interrogées estiment que les ancêtres peuvent aider ou nuire aux vivants.

Le Ghana suit avec 72 %, devant le Kenya (63 %) et le Nigeria (61 %), selon cette enquête comparative.

En Inde, 55 % des répondants partagent également cette conviction, tandis que la Malaisie et la Suède affichent des proportions nettement inférieures.

Dans l’ensemble des pays étudiés, la médiane atteint 38 %, confirmant que ces représentations ancestrales restent significatives dans de nombreuses sociétés.

La spiritualité ne suppose toutefois pas nécessairement une appartenance religieuse, comme le montrent plusieurs résultats concernant les personnes sans affiliation.

Au Pérou, 65 % des adultes sans affiliation religieuse croient en une vie après la mort, révélant une spiritualité persistante.

Au Brésil, la même proportion croit à une dimension spirituelle dépassant le monde naturel, tandis que le Mexique atteint 61 %.

En Hongrie, en revanche, seuls 19 % des adultes sans affiliation religieuse croient en une existence après la mort.

Concernant l’au-delà, l’Indonésie arrive en tête avec 85 % de personnes convaincues qu’une vie après la mort existe certainement ou probablement.

La Turquie suit avec 84 %, tandis que le Kenya atteint 80 % et les États-Unis enregistrent 70 %.

À l’inverse, la Suède figure parmi les pays les plus sceptiques, avec seulement 38 % de personnes croyant à une vie après la mort.

La médiane internationale s’établit à 64 %, montrant que cette croyance demeure largement partagée malgré les différences culturelles et religieuses.

Ces chiffres illustrent la diversité des rapports à la mort, aux ancêtres et à la spiritualité, sans démontrer scientifiquement l’existence d’un monde invisible.

Au fond, ces croyances témoignent surtout du besoin humain de préserver les liens familiaux, de donner un sens à la disparition et d’espérer au-delà de la mort.

Restons informés, cultivons notre curiosité et abordons ces mystères avec ouverture d’esprit, discernement et respect des convictions de chacun.

CAMUS BOMISSO

POUVOIRS MAGAZINE

DU MEME SUJET

2 morts et 5 blessés graves

Bouaké : un car de transport sort de route, 52 victimes dont

21 morts chaque jour chez les migrants

Derrière la diminution apparente des décès de migrants en 2025, l’OIM alerte