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Le capital humain, nouveau moteur de la prospérité mondiale

L’Indice de développement humain révèle comment éducation, santé et revenus transforment durablement les sociétés, préparant ainsi les puissances futures.

En Asie comme en Afrique, certains pays démontrent que l’investissement dans l’humain accélère considérablement le développement national durable.

« Mon peuple périt faute de connaissance », rappelle le livre d’Osée, soulignant l’importance déterminante du savoir pour les sociétés.
Cette vérité demeure actuelle, alors que les nations cherchent désormais à construire des économies plus inclusives, résilientes et compétitives mondialement.

L’Indice de développement humain, ou IDH, constitue précisément un outil permettant d’apprécier les progrès réalisés par chaque société.
Il combine trois dimensions essentielles : santé, éducation et niveau de vie, offrant une lecture plus complète du développement national.
La santé repose notamment sur l’espérance de vie, tandis que l’éducation considère les années de scolarisation présentes et attendues.
Le niveau de vie, enfin, s’appuie sur le revenu national brut par habitant, selon une méthodologie internationale précisément établie.

Les trajectoires asiatiques démontrent particulièrement l’impact durable d’une politique volontariste consacrée au développement du capital humain national.

Singapour, la Corée du Sud, la Chine et le Vietnam illustrent des transformations remarquables obtenues grâce aux investissements humains.
Entre 1990 et 2024, leurs niveaux d’IDH ont ainsi connu des progressions particulièrement significatives et révélatrices du changement.
Singapour atteint désormais 0,949, contre 0,718 auparavant, tandis que la Corée du Sud atteint 0,937, contre 0,738 précédemment.
La Chine affiche 0,797, le Vietnam 0,766, tandis que l’Inde atteint 0,685 et le Bangladesh 0,670 actuellement.

L’Afrique possède également plusieurs expériences susceptibles d’inspirer une nouvelle génération de politiques publiques centrées sur le capital humain.
Le Rwanda, Maurice, le Botswana et le Ghana figurent notamment parmi les pays affichant des trajectoires encourageantes sur plusieurs décennies.
Leur expérience montre que gouvernance, éducation, santé, institutions solides et diversification économique peuvent produire des résultats durables.

Le Rwanda illustre notamment les progrès possibles malgré des contraintes historiques et économiques particulièrement importantes pour le continent africain.
Maurice démontre, pour sa part, qu’une économie diversifiée peut soutenir efficacement l’amélioration continue des compétences et conditions sociales.

L’avenir pourrait cependant être encore plus profondément transformé par l’intelligence artificielle, les biotechnologies et l’éducation numérique.
Ces innovations pourraient élargir considérablement l’accès aux connaissances, améliorer les soins et renforcer les capacités productives nationales.
Les pays capables d’adapter leurs systèmes éducatifs et sanitaires bénéficieront probablement d’avantages compétitifs déterminants durant les prochaines décennies.

Comme le rappelait Nelson Mandela, l’éducation demeure une arme puissante capable de transformer profondément les individus et sociétés.
Le véritable enjeu consiste donc désormais à convertir la richesse nationale en opportunités humaines, compétences et prospérité partagée.

L’Afrique, appelée à représenter une part croissante de la population mondiale, dispose ainsi d’un potentiel humain considérable.
Transformer cette jeunesse en capital humain qualifié nécessitera cependant des investissements massifs, constants et mieux orientés dans l’éducation.
Le développement humain restera finalement moins une question de ressources naturelles qu’une capacité à investir intelligemment dans chaque génération.

CAMUS BOMISSO

POUVOIRS MAGAZINE

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