Réunis les 2 et 3 juin à l’ENSEA, les académiciens de l’ASCAD ont placé la question de l’eau au cœur des enjeux nationaux.
À travers conférences, recommandations et échanges scientifiques, les participants ont rappelé que la maîtrise durable des ressources hydriques conditionne la sécurité alimentaire, la stabilité sociale et le développement économique de la Côte d’Ivoire.
Pendant deux jours, l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines mobilise les experts nationaux.
Organisé à l’ENSEA, le séminaire portait sur le thème « Eau et sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire durable ».
Absent, le maire de Cocody, Jean-Marc Yacé, était représenté par son deuxième adjoint, Mme Nelly Ouassenan, présente.
Dans son intervention, celle-ci a salué la pertinence du thème retenu face aux défis environnementaux actuels.
Le président de l’ASCAD, Aké N’Gbo, s’est félicité de la constance des réflexions menées sur ces enjeux.
Il a souligné l’importance des travaux scientifiques pour éclairer les décisions publiques et renforcer le développement durable.
Présent à la rencontre, le représentant du Haut Représentant du Président de la République a réaffirmé l’engagement gouvernemental.
Il a annoncé une contribution financière de deux millions de francs CFA en soutien aux activités académiques.
Sa Majesté Amon Tanoé a honoré la cérémonie de sa présence pour encourager cette dynamique scientifique nationale.
Le comité d’organisation pour la qualité remarquable des travaux préparatoires accomplis collectivement.
La conférence inaugurale a été animée par le professeur Bakari Tuo Touré, spécialiste reconnu des questions hydriques.
« Sans maîtrise de l’eau, il n’y a pas de sécurité durable », a-t-il affirmé devant l’assistance attentive.
Son exposé a retracé l’évolution des politiques hydriques ivoiriennes à travers quatre grandes périodes historiques successives.
De 1981 à 2000, des voix académiques alertaient déjà sur la nécessité de sauvegarder durablement l’eau.
Entre 2001 et 2011, les crises multiples ont fragilisé les capacités nationales de gestion des ressources.
La période 2012-2019 a correspondu à la reconstruction et à l’affirmation d’ambitions nouvelles pour le secteur.
Depuis 2020, l’urgence d’une réaction intégrée s’impose face aux menaces climatiques et alimentaires croissantes.
Animant les échanges, François N’Guessan a rappelé un proverbe évocateur sur la valeur stratégique de l’eau.
« C’est Dieu qui donne l’eau aux termites pour édifier leurs bâtiments », a-t-il déclaré avec conviction.
Les recommandations attendues devraient contribuer à renforcer les politiques publiques dédiées à la sécurité alimentaire nationale.
Les participants espèrent désormais que les autorités accorderont une attention particulière aux conclusions du séminaire.
ALEX KIPRE
photos: POUVOIRS MAGAZINE
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