Le ministre Sidi Tiémoko Touré publie un ouvrage pour réhabiliter la mémoire oubliée de son ancêtre Mori Touré

Le ministre Sidi Tiémoko Touré publie un ouvrage pour réhabiliter la mémoire oubliée de son ancêtre Mori Touré
4 semaines

Le jeudi 16 avril 2026, le Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire a servi de cadre au lancement officiel de l’ouvrage « L’Histoire oubliée de Mori Touré, le conquérant ».

Ecrit par Sidi Tiémoko Touré, Ministre des Ressources animales et halieutiques.

La cérémonie a connu une forte mobilisation d’acteurs du monde académique, culturel et politique. Venus découvrir une œuvre qui ambitionne de combler un vide dans l’historiographie nationale.

Dans son allocution, l’auteur a expliqué que ce livre est né d’un constat personnel. Celui du manque de documentation sur l’histoire de certains peuples ivoiriens. S’appuyant notamment sur les travaux de la Professeure Henriette Dagri Diabaté et Simon Pierre Ekanza, il a souligné que l’histoire du peuplement de la Côte d’Ivoire reste souvent abordée de manière globale. Au détriment de récits spécifiques concernant des communautés comme les Dendi, les Birifor ou encore les Peuls du Wassolo ivoirien.

Une histoire familiale devenue récit national

Entamé en 2022, l’ouvrage retrace le parcours de Mori Touré, ancêtre de l’auteur. Le livre s’inscrit dans une dimension plus large. « Cette histoire est certes familiale, mais elle est aussi nationale, régionale et universelle », a-t-il affirmé. À travers ce récit, le ministre entend repositionner le peuple Dendi (appelé aussi Maraba) dans l’histoire précoloniale de la Côte d’Ivoire.

Le livre met notamment en lumière les dynamiques migratoires qui ont façonné le pays, rappelant que la Côte d’Ivoire, comme l’a soutenu Simon Pierre Ekanza, est une terre de convergence et de brassage culturel.

Trois parties pour retracer une épopée

Structuré en trois grandes parties, l’ouvrage propose une plongée approfondie dans l’histoire du peuple Dendi et de la cité de Marabadjassa. La première partie retrace le parcours de Seydou Touré, père de Mori Touré. Dans le contexte du déclin de l’empire songhaï et des recompositions politiques en Afrique de l’Ouest au XIXe siècle. La deuxième partie est consacrée à Mori Touré lui-même, à son ascension, ses exploits militaires et à la fondation de Dar-Es-Salam (actuelle Marabadjassa), symbole de paix et de coexistence. Enfin, la troisième partie aborde la période coloniale, les interactions avec l’administration française. Ainsi que les mutations économiques liées notamment à l’arrivée du chemin de fer.

Au-delà du récit historique, l’auteur a insisté sur la portée symbolique de son œuvre. Selon lui, il s’agit de redonner toute leur place à des peuples parfois absents des grands récits nationaux. Mais dont la contribution à la construction de la Côte d’Ivoire est indéniable. « On ne saurait occulter l’histoire de certains peuples qui ont participé à ce processus de peuplement ». A-t-il déclaré. Appelant à une meilleure valorisation de la diversité culturelle ivoirienne.

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