Ascad/ Panel 1 : L’eau et la sécurité alimentaire, un enjeu central selon les sciences naturelles

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Le premier panel du séminaire ASCAD sur « Eau et sécurité alimentaire » a débuté avec une présentation consacrée au rôle fondamental de l’eau dans la production agricole et halieutique.

Selon les sciences naturelles et la biologie, l’eau constitue la base de la croissance des plantes et conditionne le développement des ressources halieutiques. La pollution des eaux, la contamination des nappes phréatiques et la gestion durable des ressources hydriques sont des enjeux majeurs. Pour la sécurité alimentaire. Assurer un accès à l’eau pour tous reste un impératif national et international.

Le premier conférencier, le Dr Deh Serge Kouakou, enseignant à l’Université Félix Houphouët-Boigny, a présenté ses travaux. Ils portaient sur la « Détermination des périmètres de protection autour de la prise d’eau sur la rivière Loka pour sa gestion durable dans la région de Gbêkê ». Il a rappelé qu’environ deux milliards de personnes dans le monde consomment de l’eau contaminée. Soulignant l’urgence de stratégies de protection efficaces.

Chaque intervenant disposait de 15 minutes pour sa présentation PowerPoint.

Les échanges avec le public étaient programmés à la fin du panel afin de permettre des discussions approfondies sur les questions scientifiques et pratiques. Dr Deh a expliqué que les perturbations et pressions exercées sur les ressources hydriques peuvent être limitées grâce à une approche méthodologique rigoureuse.

Le conférencier a présenté le matériel utilisé : GPS, appareil photo pour la prise de vue et données climatiques. La méthodologie suivie reposait sur deux objectifs principaux. Définir les périmètres de protection adaptés autour de la retenue et analyser les risques liés aux activités humaines. La méthode AHP (Analytic Hierarchy Process) a été appliquée avec sept paramètres structurés en deux critères principaux. Les résultats montrent une prédominance de la classe moyenne dans l’utilisation des ressources. Tandis que les classes fortes représentent seulement 12 %.

Le rayon immédiat de protection de 200 mètres couvre 1,5 km², le reste du bassin étant classé zone de protection éloignée. Les cartes d’aléas, de vulnérabilité et de risques élaborées permettent d’identifier les zones prioritaires. Cela pour la prévention et la gestion durable.

En conclusion, ce panel a permis de mettre en lumière l’importance scientifique et pratique de la protection de l’eau. Les perspectives incluent l’amélioration des cartes de vulnérabilité. De même que l’optimisation des stratégies de gestion pour garantir l’accès à une eau saine et suffisante pour tous. Les communicants ont terminé par une présentation personnelle. Renforçant le lien entre expertise scientifique et engagement citoyen.

ALEX KIPRE

photo: POUVOIRS MAGAZINE

POUVOIRS MAGAZINE

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