Ouloto imprime sa marque sur la Fonction publique

3 semaines

Devant le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana a mis en lumière les avancées significatives de la Fonction publique ivoirienne.

 À l’invitation du président du CESEC, le Dr Eugène Aka Aouélé, la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana est intervenue jeudi 16 avril à Abidjan.

Cette prise de parole s’inscrivait dans le cadre des « Grandes Rencontres ». Tribune privilégiée de réflexion consacrée aux enjeux structurants de la gouvernance publique.

Devant les conseillers, elle a exposé avec rigueur les mutations profondes ayant progressivement redéfini le visage de la Fonction publique ivoirienne.

Elle a réaffirmé une ambition constante. Edifier une administration davantage accessible, exemplaire dans sa transparence et résolument orientée vers la performance durable.

Évoquant la situation de 2010, elle a rappelé les nombreuses fragilités caractérisant alors un appareil administratif encore insuffisamment modernisé et structuré.

À cette période, moins de trente concours étaient organisés annuellement. Tandis que l’offre de services publics numériques demeurait particulièrement embryonnaire.

Les délais de publication des résultats s’étendaient sur plusieurs mois.

Révélant les lourdeurs procédurales d’un système administratif en quête d’efficience.

Face à ces contraintes, des réformes d’envergure ont été engagées, articulées autour de la modernisation normative et de la transformation digitale.

L’amélioration des conditions de travail des agents, conjuguée à la promotion de l’éthique, a constitué un levier déterminant de cette dynamique réformatrice.

Le renforcement du dialogue social s’est également imposé comme un pilier essentiel, favorisant un climat institutionnel propice à la conduite des réformes.

Aujourd’hui, la Fonction publique ivoirienne rassemble plus de 325 000 agents. Traduisant une expansion significative de l’appareil administratif national.

Le volume annuel des concours avoisine désormais 590, avec des candidatures intégralement dématérialisées. Garantissant transparence accrue et accessibilité élargie.

Les résultats sont publiés dans des délais désormais maîtrisés, généralement compris entre trente et quarante-cinq jours. Attestant d’une efficacité renforcée.

Parallèlement, plus de cinquante services administratifs sont accessibles en ligne, avec des délais de délivrance significativement réduits pour les usagers.

Cette modernisation s’accompagne d’une évolution sociologique notable, que marque une progression substantielle de la représentation féminine au sein des effectifs.

La proportion de femmes avoisine désormais 40 %, contre environ 19 % auparavant. Illustrant une avancée tangible en matière d’équité professionnelle.

La jeunesse occupe également une place accrue, les agents de moins de 35 ans représentant aujourd’hui 40 % des effectifs globaux.

Consciente des défis persistants, la ministre d’État a souligné l’impérieuse nécessité de poursuivre et d’approfondir les efforts de transformation engagés.

Elle a ainsi fixé un cap ambitieux : l’avènement, à l’horizon 2030, d’une administration intégralement numérisée, interconnectée et pleinement accessible.

Selon elle, la culture de la performance et l’exigence de responsabilité doivent désormais structurer durablement l’action publique.

Au-delà des réformes techniques, elle a insisté sur l’enjeu cardinal de la consolidation de la confiance entre l’État et les citoyens.

Cette rencontre a permis d’apprécier l’ampleur des progrès accomplis et de projeter les fondements d’une administration résolument moderne et performante.

ALEX KIPRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

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