Après le meurtre de Yao Yao Jules dans la sous-préfecture de Kahin-Zérabaon, l’élu indépendant Ange Gnonka dénonce l’insécurité persistante dans l’ouest ivoirien et appelle l’État à restaurer son autorité.
Pour le député indépendant Ange Gnonka, la paix, la justice, la sécurité et la dignité des populations du Guémon ne peuvent être négociées. Selon lui, une paix durable ne peut exister sans justice ni respect strict des lois de la République.
L’élu affirme rester pleinement engagé aux côtés des habitants. Afin que des drames similaires ne se reproduisent plus dans cette région de l’ouest ivoirien.
Il rappelle également que plusieurs localités ont récemment connu des incidents comparables. Citant notamment Guézon et Bagohouo, avant le drame survenu à Kahin-Zérabaon.
Dans cette perspective, le parlementaire a annoncé son intention de promouvoir une mission parlementaire consacrée à la situation sécuritaire dans l’ouest du pays.
Dans sa déclaration, il formule plusieurs demandes aux autorités : l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire, l’arrestation des auteurs présumés et leur traduction devant la justice.
Il exige également le démantèlement sans délai des corridors et barrages illégaux dans la région, ainsi qu’un renforcement du déploiement des forces de sécurité pour protéger les populations.
Face à ce drame, l’élu a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à la communauté baoulé vivant dans la région.
Il a également exprimé sa solidarité aux populations du canton Zérabaon, du département de Bangolo et, plus largement, à l’ensemble des habitants du Guémon.
Selon lui, la sécurité des citoyens relève exclusivement des forces républicaines.
Notamment la police, la gendarmerie et l’armée nationale.
« Nul autre groupe ne peut exercer une telle mission », a insisté le parlementaire, rappelant que l’autorité de l’État ne saurait être remplacée par des structures informelles.
Pour l’élu, l’assassinat de Yao Yao Jules s’inscrit dans un contexte préoccupant marqué par la multiplication de barrages illégaux et d’actes d’intimidation dans la région.
Il affirme que depuis plusieurs années, des populations vivent dans la peur face à des groupes armés non reconnus par les forces régulières.
Dans sa déclaration officielle rendue publique le 8 mars 2026, le député a ainsi condamné avec fermeté ce qu’il qualifie d’« acte brutal, barbare et inacceptable ».
Selon les informations disponibles, ce crime serait survenu lors d’un contrôle à un barrage illégal attribué à des individus se réclamant des chasseurs traditionnels appelés dozos.
Les faits remontent au 28 février 2026 et se sont déroulés dans la sous-préfecture de Kahin-Zérabaon, dans le département de Bangolo.
C’est dans ce contexte que l’assassinat du citoyen ivoirien Yao Yao Jules a suscité une vive indignation, notamment celle du député Ange Gnonka.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

