Jean Marc Kouakou :  » J’invite chacun à venir vivre ce soir un moment musical intense et convivial. »

2 semaines

A quelques heures du concert de ce soir vendredi 27 février, Tiburce Koffi échange avec Jean Marc Kouakou, figure montante de la scène jazz.

Entre hommage à Jonathan Butler, influences ivoiriennes et ouverture stylistique assumée, le guitariste promet une soirée vibrante et sans limites.

Tiburce Koffi (TK) : D’où t’est venue l’idée de l’hommage à Jonathan Butler ?

Jean Marc Kouakou : En réalité, ce n’est pas mon initiative personnelle. J’ai été contacté pour participer au concert en tant que membre du nouveau band d’Abijazz. On m’a proposé d’ouvrir cette rentrée musicale, et j’ai accepté avec enthousiasme. J’y ai vu une belle opportunité de me faire entendre et de partager mon univers.

TK : L’avais-tu écouté auparavant ? Par quel titre as-tu découvert Butler ?

JMK : Oui, bien sûr. Je l’ai découvert avec le morceau Going Home, qui m’a profondément marqué. C’est un titre que je trouve particulièrement abouti, tant dans l’émotion que dans la maîtrise musicale.

TK : Stevens Amoikon et toi semblez partager une sensibilité proche. Qu’en penses-tu ?

JMK : C’est peut-être un ressenti extérieur. Ce qui nous rapproche réellement, c’est cette volonté de fusionner le jazz avec des sonorités africaines. Cette identité hybride nous parle beaucoup.

TK : As-tu des modèles de guitaristes en Côte d’Ivoire ?

JMK : Oui, notamment Eschool Aké et Elisée Boty. Ils ont profondément influencé mes débuts et nourri ma sensibilité artistique.

TK : Combien de titres au programme et qui a conçu le répertoire ?

JMK : Nous proposerons sept ou huit titres au maximum, pensés collectivement avec le groupe.

TK : Quels autres artistes sud-africains écoutes-tu ?

JMK : J’écoute beaucoup Lucky Dube et Miriam Makeba.

TK : Les pédales d’effets sont importantes pour toi ?

JMK : Elles enrichissent ma créativité, mais je peux jouer sans. Tout dépend du contexte et de l’énergie du moment.

TK : Jazzman ou musicien tout court ?

JMK : Musicien, tout simplement, sans me limiter à une étiquette.

TK : Un dernier mot pour le public ?

JMK : (Rires) Je donnerai le meilleur de moi-même. J’invite chacun à venir vivre un moment musical intense et convivial.

Interview réalisée par Tiburce Koffi.

photo:dr

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