17 février: Bloléquin deux tués, 1 civil et un gendarme

3 semaines

Le 17 février 2018, la ville de Bloléquin basculait dans une spirale de violences après la mort d’un conducteur de moto-taxi.

Huit ans plus tard, le souvenir de ces affrontements meurtriers demeure vif dans les mémoires et interpelle encore sur la gestion des crises locales.

Il y a huit ans déjà, Bloléquin s’embrasait dans une explosion de violences d’une rare intensité.
Le 17 février 2018, un gendarme abattait un conducteur de moto-taxi à un corridor.
Les circonstances troubles du drame avaient immédiatement suscité colère, indignation et rumeurs persistantes au sein des populations.
En représailles, des jeunes en furie avaient traqué puis tué le gendarme accusé du tir mortel.


La ville avait alors sombré dans un cycle incontrôlé de violences et de destructions spectaculaires.


Transportant le corps du civil décédé, des manifestants avaient parcouru les rues dans une marche vengeresse.
La foule a pris la brigade de gendarmerie d’assaut, l’a vandalisée puis l’a partiellement détruite.
On a attaqué la résidence du sous-préfet, nécessitant son exfiltration urgente par les forces de sécurité.


On a pillé puis incendié le domicile du préfet, absent ce jour-là.
Des barricades avaient été érigées, paralysant les principaux axes routiers de la localité.
Terrée chez elle, la population vivait des heures d’angoisse et d’incertitude profonde.
Des renforts sécuritaires avaient été déployés pour tenter de restaurer l’ordre républicain.


Le bilan officiel faisait état de deux morts, un civil et un membre des forces.
Dans l’après-midi, la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire s’était saisie du dossier.
Elle avait appelé au calme et exhorté les autorités à privilégier l’apaisement durable.

FATEM CAMARA

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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