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Derrière le discours de stabilité et de rassemblement, le président Alassane Ouattara déroule une stratégie politique patiente visant à dominer durablement l’échiquier ivoirien, selon l’éditorialiste Ferro Bally.

« Le président Alassane Ouattara travaille à bâtir un grand parti capable de diriger la Côte d’Ivoire pour les vingt-cinq prochaines années. »

Touré Mamadou, porte-parole adjoint du RHDP et du gouvernement, n’a pas caché les ambitions toujours assumées du régime en place. Egaler les performances des pouvoirs précédents, du PDCI-RDA à la junte militaire. Puis au FPI, de 1960 à 2010, c’est-à-dire demeurer au pouvoir durant un demi-siècle.

Alassane Ouattara, chef de l’État et président du parti au pouvoir, a d’ailleurs annoncé publiquement qu’il viderait le FPI. Alors principal parti d’opposition lorsque Laurent Gbagbo était détenu à la CPI, et, en filigrane, toute l’opposition de sa substance politique.

Cet objectif, qui consiste à créer un grand parti dominant face à des formations affaiblies, est aujourd’hui en passe d’être atteint.

Certaines formations, comme le PPA-CI, se sont installées, pour l’instant, dans le boycott systématique de toutes les élections. Vouant aux gémonies leurs propres libres-penseurs et déroulant ainsi, sans le vouloir, le tapis rouge au pouvoir en place.

D’autres partis, à l’image du PDCI-RDA, sont à couteaux tirés sur des choix stratégiques internes. Se fragilisant dangereusement et ouvrant la voie au démantèlement ou à la liquidation politique redoutée jadis par Henri Konan Bédié.

Pendant ce temps, sans bruit et avec méthode, Alassane Ouattara manœuvre, avance en roue libre et se rapproche progressivement de ses objectifs.

Une stratégie menée avec constance, efficacité et, parfois, des complicités insoupçonnées.

F. M. Bally

photo:dr

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