En Guinée, Mamadi Doumbouya consolide son pouvoir par une présidentielle sans véritable concurrence
Donné favori avant le scrutin, le chef de la junte guinéenne a remporté une élection contestée, marquée par l’exclusion de l’opposition.
Donnée comme acquise, la présidentielle guinéenne s’est conclue par l’élection de Mamadi Doumbouya, déjà maître du pouvoir depuis 2021.
Le général a obtenu 86,72 % des suffrages lors d’un scrutin verrouillé, organisé tandis que ses rivaux restaient neutralisés.
Arrivé au sommet par un coup d’État en septembre 2021, l’ancien légionnaire a progressivement éliminé toute concurrence politique nationale.
Les principaux opposants, soit emprisonnés soit exilés, dénoncent une chape de plomb imposée sur la vie publique guinéenne actuelle.
Huit candidats seulement étaient autorisés à concourir.
Se partageant des scores marginaux face à la machine électorale présidentielle dominante.
Abdoulaye Yéro Baldé, arrivé second, n’a recueilli que 6,59 % des voix selon résultats officiels provisoires publiés mardi soir.
Les grands partis historiques, suspendus depuis août, avaient appelé au boycott d’une élection jugée dépourvue de crédibilité démocratique réelle.
L’UFDG de Cellou Dalein Diallo et le RPG d’Alpha Condé restent exclus du jeu institutionnel guinéen actuel officiel durablement.
Un mouvement citoyen, le FNDC, critique également un processus électoral organisé sous contrôle strict des autorités militaires au pouvoir.
Cette victoire ouvre à Mamadi Doumbouya un septennat contesté, consolidant une transition largement dominée par l’armée guinéenne actuelle durablement.
JULIEN BOUABRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
