Can Maroc 2025: Trois ailiers, aucun finisseur : le paradoxe offensif des Éléphants

1 mois

Solides collectivement et globalement maîtres du jeu, les Éléphants n’ont pourtant pas su traduire leur domination en danger réel.

L’absence d’un véritable buteur a cruellement limité l’efficacité offensive ivoirienne.

Les Éléphants ont livré une prestation globalement satisfaisante. On peut le dire sans hésiter : ils n’ont jamais réellement été en difficulté. La Côte d’Ivoire a contrôlé la rencontre grâce à une bonne maîtrise collective, ponctuée de belles phases de jeu et d’une circulation de balle fluide.

Cependant, cette domination s’est heurtée à une limite majeure : l’absence d’un véritable attaquant de fixation. Le sélectionneur a aligné simultanément Wilfried Zaha, Amad Diallo et Yan Diomandé, trois joueurs de couloir, sans profil de buteur axial. Une option tactique qui a privé l’équipe d’un point d’ancrage offensif.

Privée de Sébastien Haller, blessé, la sélection ivoirienne manquait d’un attaquant capable de peser dans la surface, à l’image d’un Jean-Philippe Krasso. Les latéraux et défenseurs, pourtant rapides et actifs, ont multiplié les dédoublements et les centres, souvent sans solution à la réception.

Face à un Mozambique peu menaçant, la Côte d’Ivoire n’a jamais semblé inquiétée.

Mais elle n’a pas non plus su se montrer réellement tranchante. Positionné en pointe, Wilfried Zaha n’a pas convaincu. Il a beaucoup dézoné, empiétant régulièrement sur les espaces de Yan Diomandé, sans apporter de présence constante dans la surface adverse.

Ce n’est pas un buteur. Les buteurs ce sont les appels contre appels et non les ballons dans le pied pour amorcer des dribbles. Tout le monde n’est pas Ronaldo, ni Messi.

Zaha reste un attaquant, mais pas un buteur au sens strict. Il ne possède ni l’instinct ni la froideur du finisseur. Trop souvent, il a privilégié le dribble et la démonstration individuelle,(il revient de loin et tente de plaire) au détriment de l’efficacité. À plusieurs reprises, c’est Franck Kessié qui s’est retrouvé en position d’avant-centre, de la tête comme du pied, illustrant le manque de repères offensifs.

Dans ce contexte, le profil de Vakoun Bayo, véritable attaquant de métier, apparaît comme une alternative plus cohérente. Sans un avant-centre capable de conclure les actions, la domination ivoirienne risque de rester stérile, même face à des adversaires modestes.

DESIRE THEA

photo:dr

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